DROITS DES FEMMES ET JUSTICE DE GENRE

A propos

icon-gender-250

Malgré les progrès accomplis au niveau des instances internationales dans la défense et la promotion des droits fondamentaux des femmes, ces droits ne sont toujours pas respectés de par le monde. Dans la région euro-méditerranéenne, l’environnement social, politique, juridique, administratif, économique et culturel est caractérisé par une inégalité profonde entre les hommes et les femmes.

L’une des pires formes de discrimination sont les violences à l’égard des femmes. Celles-ci se poursuivent à un rythme alarmant dans toute la région, facilitée par une législation insuffisante et une large part d’impunité pour ses auteurs. Alors que la campagne #MeToo inscrivait une avancée positive pour mettre en évidence la question des violences à l’égard des femmes, des mouvements réactionnaires contre les droits des femmes émergent des deux côtés de la Méditerranée. Ces mouvements s’enracinent dans des courants populistes et conservateurs qui recourent à un discours traditionaliste et religieux. Cette tendance exacerbe le rétrécissement des espaces de liberté de la société civile, et plus encore lorsque l’on introduit la dimension du genre. En effet, cette distinction expose davantage les femmes défenseusesdes droits humains à des risques et des menaces sexospécifiques.

 

 

Groupe de travail

Comme une des seules plateformes dans la région euro-méditerranéenne, EuroMed Droits rassemble sur un pied d’égalité des organisations de défense des droits des femmes du Nord et du Sud au sein de son groupe de travail sur les droits des femmes et la justice de genre.

Créé en 2004, ce groupe de travail cherche à influencer les institutions de l’Union européennes et celles des gouvernements nationaux, afin de promouvoir l’égalité des genres et la lutte contre les violences à l’égard des femmes. Le groupe de travail se donne également comme mission d’appuyer la société civile défendant les droits des femmes dans la région. Les travaux du groupe s’articulent autour de quatre axes principaux : mise en réseau et renforcement des capacités ; suivi et documentation ; activités de plaidoyer et solidarité.

Actuellement, le groupe de travail concentre ses efforts pour une amélioration de l’environnement juridique, ce qui permettrait de lutter plus efficacement contre les violences à l’égard des femmes. EuroMed Droits travaille notamment à l’harmonisation des lois nationales avec les normes internationales, telles que la CEDAW et la Convention d’Istanbul. EuroMed Droits porte aussi une attention particulière à la mise en œuvre ultérieure de ces lois.

Par ailleurs, compte tenu du contexte présent, caractérisé par l’émergence des mouvements populistes qui favorisent un discours antiféministe, « moral » et qui multiplient des actions offensives à l’égard des droits des femmes, le groupe de travail œuvre à la construction et la promotion d’un récit alternatif, fondé sur l’approche droits. Le groupe de travail chercheaussi à entreprendre des actions de solidarité avec les défenseurs des droits des femmes.

Enfin, depuis ces dernières années, EuroMed Droits mène une campagne de sensibilisation visant à la promotion de la Convention d’Istanbul – en savoir plus ici.

Les langues du groupe de travail sont l’anglais et l’arabe.

La référente politique : Jamila Sayouri

La personne ressource : Lubna Dawany

Chargée du programme : Lucille Griffon