Qui sommes-nous

Qui nous sommes

Ancré dans la société civile, EuroMed Droits a pour objectifs de développer et consolider les partenariats entre ONG dans la région euro-méditerranéenne, de défendre les valeurs des droits humains et de renforcer les capacités de ses organisations membres à cet égard.

Dans le sillage du lancement du processus de Barcelone en 1995, un groupe de militants des droits humains originaires des deux rives de la Méditerranée souhaita contribuer à l’amélioration de la situation en matière de respect des droits humains en créant un réseau de la société civile de nature à faire le lien entre le processus de Barcelone et les ONG de défense des droits humains actives dans la région.

En décembre 1997, une assemblée constitutive créa EuroMed Droits en tant que véritable réseau nord-sud. Le premier Comité exécutif, composé à nombre égal de membres originaires du Nord et du Sud de la Méditerranée, adopta les statuts et le premier plan d’action d'EuroMed Droits.

En 2000, un nouveau plan d’action fut adopté et le Réseau a depuis multiplié ses activités. La Fondation euro-méditerranéenne pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme (FEMDH) fut créée en 2004 afin de soutenir les militants des droits humains à l’aide de subventions flexibles à petite échelle.

La même année, EuroMed Droits adopta une stratégie globale d’intégration de la dimension du genre afin de promouvoir l’égalité des genres. Cette stratégie est mise en œuvre dans l’ensemble des structures et activités d'EuroMed Droits. Depuis lors, EuroMed Droits a réalisé des audits réguliers sur la question du genre (gender audit de 2008 et gender audit de 2012 (en anglais) et gender audit de 2015).

Dans le sillage des « révolutions arabes » un nouveau plan stratégique fut adopté en 2011 lequel intègre la dimension ‘genre’ à toutes les thématiques qu’il traite (Lire le policy paper sur le sujet). Après avoir assis sa crédibilité sur les deux rives de la Méditerranée, EuroMed Droits est désormais considéré comme une organisation clé pour la société civile et les décideurs politiques.

Notre fonctionnement

Notre fonctionnement

Le travail en réseau, le dialogue, le plaidoyer, le suivi et le renforcement des capacités constituent les principales méthodes de travail du Réseau. EuroMed Droits met en place des moyens d’aider ses membres, des organisations de défense des droits humains et de la société civile, en cette période marquée par des changements rapides.

Dialogue et réseau

EuroMed Droits est convaincu qu’il est possible de renforcer les capacités des différents acteurs en leur permettant de se rencontrer et de partager leurs connaissances, ce qui contribue également à la promotion et à la protection des droits humains.

Il convient de mettre constamment l’accent sur le travail en réseau et la communication, afin de faciliter le transfert de connaissances entre les membres et d’encourager l’élaboration de positions communes, ainsi que la création de nouveaux partenariats et initiatives. L’un des principaux atouts d'EuroMed Droits est en effet sa capacité à réunir des défenseurs des droits humains issus de l’ensemble de la région euro-méditerranéenne, à savoir le Maghreb, le Mashrek et l’Europe. 

Renforcement des capacités

EuroMed Droits organise régulièrement des formations sur une série de thématiques importantes. Le plaidoyer auprès de l’UE, les conventions et traités internationaux, l’intégration de la dimension genre, les migrations et la législation sur les personnes réfugiées font partie de ces thématiques.

Plaidoyer

Le plaidoyer est la méthode utilisée par EuroMed Droits pour veiller à ce que les politiques et recommandations de ses membres « s’intègrent » dans les politiques et pratiques des institutions européennes, des États membres de l’UE et des partenaires du sud et de l’est de la Méditerranée. EuroMed Droits soutient également ses membres dans leurs propres activités de plaidoyer au niveau national et régional.

EuroMed Droits développe par ailleurs ses activités dans le cadre du système des droits humains de l’ONU, afin de renforcer le travail de ses membres au niveau national ou d’influencer les relations de l’UE et de ses États membres avec leurs partenaires méditerranéens.

Intégration de la dimension genre 

Une partie de la stratégie d'EuroMed Droits consiste à promouvoir l’égalité des genres. EuroMed Droits s’efforce d’intégrer systématiquement une dimension de genre (« intégration de la dimension genre ») dans toutes ses activités.

Partenariats

Il est important de conclure des partenariats, dans la mesure où ceux-ci contribuent au bon fonctionnement des réseaux, des plateformes et des alliances d’organisations de la société civile dans la région euro-méditerranéenne. EuroMed Droits travaille donc en étroite collaboration avec de nombreuses ONG internationales, telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch, la FIDH et l’OMCT. EuroMed Droits entretient également des contacts avec des forums sociaux et des organisations politiques et religieuses dans la région lorsque cela s’avère pertinent.

Notre travail

Accueil

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Pourquoi la Turquie n’est pas un pays sûr

LIRE LE RAPPORT - Turquie: Les droits humains sous couvre-feu

Consulter la fiche pays sur la Turquie

Cover Turkey FR

Alors que les institutions européennes discutent de la possibilité d’inscrire la Turquie sur une liste européenne de pays d’origine « sûrs », l’AEDH, EuroMed Droits, la FIDH et la LDH alertent sur le silence de l’Union européenne et de ses États membres face aux violations des droits perpétrées par les autorités turques.

Prise dans une crise profonde de ses politiques migratoires et d’asile, l’UE n’a aucun scrupule à négocier avec la Turquie pour endiguer par tous les moyens l’arrivée de personnes migrantes et réfugiées sur son territoire, alors que la situation des droits humains est la pire que la Turquie ait connu depuis plusieurs décennies.

En réponse à ces alertes et à la dérive autoritaire du gouvernement conduit par l’AKP ainsi qu’au climat dans lequel se sont déroulées les élections législatives turques du 1er novembre 2015 et à l’absence d’une réaction adéquate de la part de la communauté internationale, nos organisations ont convenu de l’importance d’envoyer une mission conjointe de haut niveau dans le pays.

La délégation visait à exprimer sa solidarité envers les défenseurs des droits humains, les militants de la société civile et les organisations sous pression, mais aussi à l’égard des victimes des violations des droits humains et de leur famille, ainsi qu’à contribuer à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation en Turquie.

En parallèle, nos organisations ont constitué une fiche pays sur la Turquie, qui souligne très clairement que la Turquie n'est pas ce « pays sûr » que l'UE prétend être.

Page d’exemple

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Test home

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Guide interactif – Plaidoyer auprès de l’UE ▶️

Les ONG et les défenseurs des droits humains mentionnent souvent que l’Union européenne (UE) est méconnue et parfois compliquée à comprendre, à tel point qu’il leur est très difficile de mener des activités de plaidoyer auprès de ses institutions.

Afin de les aider à décrypter le labyrinthe institutionnel de l’UE, EuroMed Droits a créé une version en ligne de son guide de formation pour influencer les relations de l’UE avec les pays du sud de la Méditerranée.

L’objectif de ce guide interactif est de faciliter la compréhension de l’UE et d’aider les ONG à définir des stratégies de plaidoyer efficaces pour défendre leur cause, en identifiant les cibles pertinentes et les instruments adéquats.

La première partie décrit les principaux organes et institutions de l’UE, leurs compétences et les mesures qu’ils peuvent prendre en matière de droits humains. Comme la politique étrangère de l’UE est encore fortement influencée par les États membres, leur rôle est particulièrement mis en évidence.

La deuxième partie présente les politiques globales dont dispose l’UE en matière de droits humains et les outils aux niveaux international, régional et bilatéral. Le partenariat euro-méditerranéen, ainsi que les relations bilatérales de l’UE avec les pays du sud de la Méditerranée, y sont décrits en détail.

La dernière partie explique comment élaborer et mettre en œuvre une feuille de route de plaidoyer efficace auprès de l’UE, avec des conseils et des bonnes pratiques.

Nous espérons que ce site web vous permettra de renforcer vos compétences en matière de plaidoyer et, à terme, de promouvoir et améliorer les normes relatives aux droits humains dans la région euro-méditerranéenne et au-delà.

Bonne lecture !

EuroMed Droits

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Etape 1 : l’Union européenne ▶️

L’Union européenne (UE) a été créée dans le but de maintenir la paix et la démocratie, et de renforcer la coopération entre les différents pays d’Europe. Il s’agit d’une union économique et politique unique composée de 28 pays (27 en 2019 après le Brexit). Ensemble, ces pays élaborent et adoptent des politiques et des lois communes, y compris dans le but de « promouvoir les droits de l’homme, aussi bien dans l’Union que dans le reste du monde ».

Bien que conçue à l’origine comme une entité commerciale et économique, l’UE est devenue un acteur politique de plus en plus important au fil des ans. L’adoption en 1993 de la « politique étrangère et de sécurité commune » illustre parfaitement cette tendance. Cependant, la politique étrangère de l’UE est encore fortement influencée par les gouvernements des États membres et leurs agendas respectifs. Pour mener des activités de plaidoyer sur la politique étrangère et les droits humains, les États membres doivent faire partie de vos cibles prioritaires.

Au niveau de l’UE, les organes suivants peuvent faire la différence s’ils sont réceptifs à vos recommandations :

  • Le Conseil européen et le Conseil de l’Union européenne, qui représentent tous deux les intérêts des États membres
  • La Commission européenne, qui représente les intérêts de l’Union dans son ensemble
  • Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), qui est l’organe diplomatique de l’UE
  • Le Parlement européen, qui représente les citoyens de l’UE

Jetons un œil à leurs profils respectifs...

Le Conseil européen

Le Conseil européen représente le plus haut niveau de coopération politique entre les pays de l’Union européenne. Il réunit les chefs d’État et de gouvernement de l’ensemble des États membres, le président du Conseil européen, le président de la Commission européenne et la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

Le Conseil européen est animé par un président désigné par les chefs d’État et de gouvernement pour un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois. La mission du président du Conseil européen est de coordonner et de superviser le travail du Conseil européen.

C’est le Conseil européen qui décide des orientations et les priorités politiques générales de l’UE. Il fixe également sa politique étrangère et de sécurité commune.

Les États membres de l’UE

Les États membres jouent un rôle encore très influent dans l’élaboration de la politique étrangère de l’UE; ils prennent les décisions par consensus ou à l’unanimité. Il est donc primordial de comprendre leurs positions politiques afin de les influencer.

Certains États membres sont particulièrement impliqués dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) compte tenu de leur héritage historique, de leur proximité géographique, ou de leurs liens culturels, économiques et politiques. Cependant, cette situation peut aussi les empêcher d’adopter des positions fermes en ce qui concerne les droits humains.

carte région

Les États membres sont représentés à Bruxelles par des représentants permanents ayant le statut d’ambassadeur et par la représentation permanente de leur pays.

Mais la scène nationale est également de nature à influencer les États membres. Par exemple, les parlementaires nationaux qui s’intéressent aux affaires étrangères peuvent devenir des interlocuteurs importants pour soutenir les politiques de leur pays en matière de droits humains à l’égard de la région euro-méditerranéenne.

Sur le terrain

Les ambassades et consulats des États membres de l’UE dans les pays non membres de l’UE peuvent aussi se révéler utiles. C’est en effet par leur intermédiaire que les États membres font valoir leurs propres intérêts à l’étranger, en fonction de leur agenda politique. D’un autre côté, les ambassades de l’UE doivent agir conformément aux positions communes contraignantes de l’UE et sont censées mettre en œuvre les politiques de l’UE.

Le Conseil de l’Union européenne

Le Conseil de l’Union européenne est l’institution où sont représentés les gouvernements de l’ensemble des États membres de l’UE.

Les ministres nationaux de tous les États membres se réunissent en dix formations différentes pour coordonner leurs politiques. La formation la plus pertinente en termes de promotion des droits humains dans le monde est le Conseil des Affaires étrangères (CAE), au sein duquel les ministres des Affaires étrangères des différents États membres discutent et débattent dans le but d’adopter une ligne commune sur l’action extérieure de l’UE.

Présidé par la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, le CAE adopte des positions sur les violations des droits humains dans les pays non membres de l’UE et décide des mesures que l’UE devrait prendre à cet égard.

Au CAE, les décisions sont prises par consensus ou à l’unanimité, et non par vote à la majorité, ce qui signifie qu’un État membre peut bloquer l’action de l’UE, fragilisant ainsi les positions de cette dernière.

Le Comité politique et de sécurité (COPS) prépare le travail du CAE. Composé des ambassadeurs des États membres auprès de l’UE et présidé par le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), le COPS coordonne et apporte l’expertise nécessaire dans le domaine de la politique étrangère. Il est soutenu par plusieurs groupes de travail thématiques et géographiques, notamment le groupe de travail «Maghreb/Machrek» (MAMA).

Ces groupes de travail préparent les positions de l’UE liées à leurs mandats et s’occupent des relations bilatérales avec les pays non membres de l’UE.

Le groupe de travail COHOM, qui traite des droits humains dans la politique étrangère, est également important. Ce dernier est chargé de déterminer les positions et les politiques de l’UE dans ce domaine et de surveiller la mise en œuvre des instruments à cet effet.

Le Conseil de l’Union européenne ne doit pas être confondu avec le Conseil de l’Europe.

Composé de 47 pays européens membres, le Conseil de l’Europe promeut les principes démocratiques communs fondés sur la Convention européenne des droits de l’Homme. Il travaille en étroite collaboration avec l’UE mais il n’y est pas lié sur le plan institutionnel.

La Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères

La Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité/Vice-Présidente de la Commission européenne (HR/VP) représente l’UE à l’étranger. En tant que diplomate en chef de l’UE, la HR/VP préside le Conseil des Affaires étrangères, coordonne et met en œuvre la politique étrangère et de sécurité de l’UE. Elle visite régulièrement des pays non membres afin de discuter de leurs relations avec l’UE.

La HR/VP exprime publiquement la voix de l’UE au sujet des questions de politique étrangère de l’UE. Elle est également chargée de promouvoir et de défendre les droits humains à l’étranger.

En 2012, le Conseil des Affaires étrangères a désigné un Représentant spécial de l’Union européenne (RSUE) pour les droits de l’Homme afin de soutenir le travail de la HR/VP dans ce domaine. Il existe aussi un RSUE pour le processus de paix au Proche-Orient.

Le Service européen pour l’action extérieure

Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a été créé en 2010 et est établi à Bruxelles. Il constitue le corps diplomatique de l’UE.

Le SEAE se divise en plusieurs directions géographiques, comme celle en charge du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), et il comprend également une direction thématique « Droits de l’Homme, questions globales et multilatérales ».

Pour soutenir le travail de la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité/Vice-Présidente de la Commission européenne (HR/VP), du Conseil des Affaires étrangères (CAE) et de ses groupes de travail, le SEAE prépare des positions politiques, établit des programmes en amont des réunions bilatérales et multilatérales, ainsi que des rapports et des publications.

Sur le terrain

Dans les pays non membres de l’UE, les délégations de l’UE constituent le premier point de contact pour les ONG locales. Elles représentent des cibles de plaidoyer importantes et jouent un rôle essentiel dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de l’UE en matière de droits humains.

Les délégations de l’UE se divisent généralement en une section Politique et une section Opérations. Elles agissent au nom de l’UE, en menant le dialogue politique et en publiant des déclarations. Un point de contact sur les droits humains est désigné au sein de chaque délégation.

Celles-ci sont censées consulter régulièrement les ONG locales, dans le but de rassembler des informations en amont des réunions des sous-comités « Droits de l’Homme ». Elles sont également supposées leur faire un compte rendu de ces réunions.

Le chef de la délégation de l’UE et les ambassadeurs des États membres, collectivement désignés sous le nom de chefs de mission, se rencontrent régulièrement pour coordonner leur politique.

La Commission européenne

La Commission européenne est l’organe exécutif de l’UE. Elle se compose d’un collège de commissaires. Le Conseil européen désigne le président de la Commission européenne qui désigne à son tour les commissaires pour un mandat de cinq ans. Ces nominations doivent être approuvées par le Parlement européen.

La Commission européenne a pour mission de proposer et d’appliquer les nouvelles mesures législatives, de fixer les objectifs et les actions prioritaires de l’UE, de gérer et de mettre en œuvre les politiques et le budget de l’UE. Dans certains domaines politiques, la Commission européenne représente aussi l’UE à l’étranger, notamment en ce qui concerne les questions relatives aux migrations et au commerce.

Pour les questions liées aux pays du sud de la Méditerranée, l’un des commissaires les plus importants est le Commissaire pour la politique européenne de voisinage et les négociations d’élargissement, soutenu par une direction générale appelée DG NEAR. Le Commissaire pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, soutenu par la direction générale de la migration et des affaires intérieures (DG HOME), joue aussi un rôle essentiel dans ce domaine car il est chargé de négocier les accords bilatéraux, comme ceux traitant de la réadmission des migrants en situation irrégulière.

Qu’en est-il des financements ?

À la Commission européenne, la direction générale du voisinage et des négociations d’élargissement (DG NEAR) gère les financements octroyés aux pays couverts par la Politique européenne de voisinage (PEV), y compris le mécanisme de voisinage en faveur de la société civile créé en 2011 afin de soutenir les organisations de la société civile.

La direction générale de la coopération internationale et du développement (DG DEVCO) est en charge de plusieurs fonds thématiques et de l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH), qui met des fonds à disposition des ONG de défense des droits humains et de la société civile, sans l’autorisation ou l’intervention des gouvernements. Les subventions sont octroyées par le biais d’appels à proposition à l’échelle mondiale publiés sur le site Web de la DG DEVCO ou par l’intermédiaire des délégations de l’UE. Chaque délégation dispose en outre d’un fonds d’urgence pour les défenseurs des droits humains en danger.

Le Parlement européen

Le Parlement européen (PE) représente les citoyens de l’UE. Il s’agit de la seule institution de l’UE directement élue. Il joue un rôle primordial dans le suivi des politiques de l’UE et en formulant des recommandations au Conseil de l’UE et au Service européen pour l'action extérieure (SEAE). Bien que le PE soit l’institution la plus active dans le domaine des droits humains et la plus solidaire de la société civile, il a peu de pouvoir réel ou d’influence sur la politique étrangère de l’UE.

Les 751 membres du PE (MPE) sont élus pour un mandat de cinq ans. Chaque État membre se voit attribuer un certain nombre de sièges à remplir, selon la taille de sa population. Une fois élus, les MPE élisent un président pour représenter l’institution à l’étranger et vis-à-vis des autres institutions de l’UE.

En ce qui concerne les questions de droits humains, c’est par le biais de questions parlementaires adressées au Conseil, à la Commission ou au SEAE que les MPE peuvent faire connaître une situation et exprimer leurs préoccupations. Ils peuvent également recommander des actions spécifiques. Ensuite, lors de la plénière, le PE adopte des résolutions générales relatives aux droits humains, à la Politique européenne de voisinage (PEV) et à la région méditerranéenne, ainsi que des résolutions d’urgence en matière de droits humains. Bien qu’elles ne soient pas contraignantes pour les autres institutions de l’UE, ces résolutions peuvent les appeler à prendre des mesures. Le PE publie en outre un rapport annuel sur les droits humains et la démocratie dans le monde.

Le PE organise son travail à travers 20 commissions parlementaires.

Les commissions pertinentes par rapport aux droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont les suivantes :

  • la commission des affaires étrangères (AFET),
  • la sous-commission des droits de l’homme (DROI) qui organise des auditions, où elle invite fréquemment des experts d’ONG ou des représentants de la société civile, et adopte des rapports relatifs à des questions de droits humains thématiques ou propres à des pays particuliers,
  • la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres (FEMM), et enfin
  • la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE)

Il existe aussi 41 délégations parlementaires qui entretiennent des relations avec les parlements des pays non membres de l’UE. Le PE a également la capacité d’envoyer des missions d’observation électorale.

Le Comité économique et social européen

Le Comité économique et social européen (CESE) est un organe consultatif qui réunit des représentants d’organisations patronales, de syndicats et d’organisations de la société civile basés dans l’UE. Il adopte des opinions non contraignantes.  Le CESE dispose d’un Comité de suivi Euromed qui se focalise sur la politique européenne de voisinage.

Etape 2 : les instruments et politiques de l’UE ▶️

L’UE prend de nombreux engagements et fait de multiples références aux droits humains dans le cadre de sa politique étrangère, tant au niveau international que régional ; elle a adopté plusieurs instruments politiques et financiers.

Engagements de l’UE en matière de droits humains au niveau mondial

Présentation des engagements de l’UE en matière de droits humains au niveau mondial.

Le cadre stratégique de l’UE en matière de droits de l’Homme et de démocratie

La Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) a notamment pour objectif de développer et de consolider la démocratie, l’état de droit et le respect des droits humains et des libertés fondamentales.

Récemment, en 2012, l’UE a publié un cadre stratégique en matière de droits de l’Homme et de démocratie qui établit plusieurs mécanismes et instruments d’aide à la réalisation de ses objectifs relatifs aux droits humains.

Plan d’action de l’UE en faveur des droits de l’Homme
Le Plan d’action de l’UE en faveur des droits de l’Homme, d’une durée de cinq ans, décrit les tâches spécifiques que les différents organes et institutions de l’UE doivent accomplir. Les progrès dans la mise en œuvre du Plan d’action sont évalués tous les ans dans un rapport public sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde.

Lignes directrices de l’UE sur les droits de l’Homme

L’UE a adopté plusieurs lignes directrices dont l’objectif est de fournir une série d’outils pratiques pour les actions devant être prises par les délégations de l’UE et les ambassades des États membres sur des questions clés relatives aux droits humains. Ces lignes directrices ont été définies au niveau ministériel.

Exemples de lignes directrices :

  • Les dialogues en matière de droits de l’Homme avec les pays tiers
  • Les défenseurs des droits de l’Homme
  • Les violences faites aux femmes et aux filles
  • La torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
  • Le droit international humanitaire

Stratégies par pays en matière de droits de l’Homme et de démocratie

Les stratégies par pays en matière de droits de l’Homme et de démocratie sont élaborées par les délégations de l’UE sur la base d’une analyse de la situation des droits humains dans le pays concerné. Ces stratégies identifient des priorités nécessitant l’action de l’UE pour une période de cinq ans. Elles sont approuvées par tous les États membres de l’UE.

Les priorités identifiées dans les stratégies doivent être prises en compte dans le cadre des dialogues politiques et en matière de droits humains, à tous les niveaux. Ces stratégies sont, en principe, confidentielles, mais les délégations de l’UE peuvent les publier sur leur site Web ou les communiquer oralement à la société civile.

Feuilles de route de l’UE par pays pour l’engagement envers la société civile

Les feuilles de route par pays pour l’engagement envers la société civile ont été mises en place dans le but d’améliorer la cohérence de la coopération de l’UE avec la société civile et de promouvoir une meilleure coordination entre les délégations de l’UE, les États membres et d’autres acteurs pertinents. Elles évaluent l’état de la société civile dans un pays donné ainsi que l’engagement actuel de l’UE avec celle-ci.

Ces feuilles de route sont rédigées conjointement par les délégations de l’UE et les ambassades des États membres, en collaboration avec la société civile locale.

Engagements de l’UE dans sa politique à l’égard des pays sud-méditerranéens

Le partenariat euro-méditerranéen et l’Union pour la Méditerranée

En novembre 1995, en adoptant la déclaration de Barcelone, les États membres de l’UE (alors au nombre de quinze) et douze pays du sud et de l’est du bassin méditerranéen ont lancé le partenariat euro-méditerranéen (PEM). L’objectif de ce processus était de parvenir à un espace commun de paix et de stabilité fondé sur le développement durable, l’état de droit, la démocratie et les droits humains.

En 2008, le partenariat euro-méditerranéen a été remplacé par l’Union pour la Méditerranée (UpM). Ce partenariat multilatéral a toutefois fini par stagner en raison des conflits déchirant la région. À l’heure actuelle, l’UpM s’occupe essentiellement de promouvoir des projets économiques et d’infrastructure régionaux.

Le partenariat euro-méditerranéen/UpM a également organisé trois conférences ministérielles sur le renforcement du rôle des femmes dans la société et s’est engagé à œuvrer en vue d’assurer l’égalité des genres.

La Politique européenne de voisinage

La Politique européenne de voisinage (PEV), lancée en 2004, est un mécanisme bilatéral qui régule les relations de l’UE avec deux régions : le Sud et l’Est. La PEV est devenue le principal instrument de politique étrangère qui oriente l’action extérieure de l’UE vis-à-vis de ses pays voisins.

La PEV-Sud est basée sur des accords d’association juridiquement contraignants. En outre, des priorités de partenariat non contraignantes ont été mutuellement adoptées à la suite de la révision de la PEV publiée en novembre 2015. Les priorités affichées sont les suivantes : stabilisation et sécurité, développement économique et gestion des migrations. Les droits humains y sont mis à la marge.

Engagements de l’UE dans ses relations bilatérales avec les pays du voisinage méridional

Présentation des engagements de l’UE envers les droits humains dans ses relations bilatérales avec les pays du voisinage méridional.

L’UE a conclu des accords d’association bilatéraux avec plusieurs pays sud-méditerranéens. Ces accords sont juridiquement contraignants pour les deux parties.

Ils comprennent une clause prévoyant la suspension des pays signataires ou l’introduction de sanctions en cas de violation des principes démocratiques ou des droits humains. Malgré quelques appels lancés par le Parlement européen ou la société civile, cette clause n’a jusqu’à présent jamais été invoquée à l’égard de l’un ou l’autre des partenaires sud-méditerranéens.

Certains pays ont reçu un statut avancé qui implique des relations politiques plus étroites et une aide financière accrue de la part de l’UE. C’est actuellement le cas du Maroc, de la Tunisie et de la Jordanie.

Structures conjointes entre l’UE et ses partenaires mettant en œuvre les accords d’association

  • Conseil d’association : Il s’agit d’une réunion de niveau ministériel qui se tient généralement une fois par an. L’UE y est représentée par la Haute Représentante pour les Affaires étrangères ou le commissaire responsable de la Politique européenne de voisinage (PEV), et le pays partenaire du Sud par son ministre des Affaires étrangères.
  • Comité d’association : Il s’agit d’une réunion annuelle de hauts fonctionnaires. Il permet de préparer le Conseil d’association et de discuter principalement de la coopération technique.
  • Sous-comités : Des sous-comités techniques sont établis dans les différents domaines de coopération. Ces réunions ont lieu une fois par an et rassemblent des fonctionnaires du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et des ministères compétents du pays partenaire. Il existe des réunions de sous-comités « droits de l’Homme » spécifiques.

Le SEAE organise des réunions de consultation avec des ONG à Bruxelles et sur le terrain. Il est censé leur faire un compte rendu systématique.

Etape 3 : élaborer un programme de plaidoyer

Cette partie vous aidera à établir une feuille de route pour le plaidoyer.

Tout d’abord, que signifie le terme « plaidoyer » ?

Ce mot désigne un processus d’efforts délibérés, planifiés et continus pour faire avancer un calendrier de changement. Vous devez donc envisager différentes étapes dans le processus de planification et de mise en œuvre de votre plaidoyer pour en assurer le succès.

feuille de route plaidoyer

Comment élaborer un programme de plaidoyer efficace auprès de l’UE?

1. Identifier le sujet du plaidoyer

Vous devez identifier clairement le thème retenu pour votre plaidoyer. Il est primordial de bien comprendre le problème que vous souhaitez aborder et d’avoir une idée précise de la manière de le résoudre.

2. Fixer des objectifs à long, moyen et court termes

Une stratégie de plaidoyer peut avoir divers objectifs à court, moyen et long termes. Vous devez les définir avec précision pour les rendre concrets. Déterminez le type de mesures que vous souhaitez que l’UE prenne en fonction du sujet, de sa gravité et de son ampleur. Privilégiez les mesures les plus indiquées dans une situation donnée.

3. Identifier les cibles appropriées

Il est capital d’identifier les décideurs et les responsables politiques qui ont le pouvoir d’initier les changements de politique que vous proposez. Vous devez vous poser les questions suivantes : quelles sont les cibles à privilégier ? Qui exerce la plus grande influence ? Quels sont nos contacts existants ? Lesquels sont les plus/moins sympathisants à l’égard de notre cause ?

Identifiez et entretenez des contacts réguliers avec vos alliés au sein des missions de l’UE dans votre pays et, si possible, à Bruxelles ainsi que dans les capitales des États membres.

4. Formuler des messages clés

Vous devez formuler des demandes et des recommandations claires pour un nombre limité d’actions clés afin d’atteindre des objectifs réalistes, concrets et spécifiques. Il est donc essentiel de définir des priorités.

Adaptez votre message à votre public cible et à votre situation. Préparez différents types de documents en fonction du type de réunion auquel vous assistez et faites référence aux politiques pertinentes des États membres ou de l’UE en confrontant vos interlocuteurs à leurs propres engagements.

5. Bâtir des partenariats et des réseaux

Le fait de travailler en collaboration avec des organisations qui partagent votre vision peut apporter une réelle valeur ajoutée, car cela vous permettra d’exercer une pression supplémentaire sur les cibles de votre plaidoyer. Toutefois, n’oubliez pas que les collaborations peuvent aussi ralentir le processus interne de prise de décision.

Les partenariats peuvent être particulièrement stratégiques si vous essayez d’influencer les États membres de l’UE.

6. Élaborer un plan d’action opportun

Il est essentiel d’agir au bon moment pour obtenir des résultats. Associez donc votre cause à un sujet figurant déjà parmi les priorités à l’ordre du jour et/ou retenant l’attention des médias ou du grand public.

Gardez des contacts réguliers avec la délégation de l’UE dans votre pays afin de connaître son agenda à venir et ses priorités.

7. Contrôler et évaluer

Prenez le temps de discuter de votre stratégie et de ses résultats. Évaluez les résultats obtenus, les mesures de suivi à mettre en place et les approches qui nécessitent d’être révisées afin de mieux atteindre vos objectifs à l’avenir.

8. Réviser et adapter

Révisez et adaptez votre stratégie sur la base des conclusions du processus d’évaluation.

9. Assurer un suivi

Les décideurs politiques ont-ils pris les mesures auxquelles ils s’étaient engagés ? Si ce n’est pas le cas, essayez de savoir pourquoi.

Les contacts personnels sont parfois la seule façon d’obtenir des informations qui resteraient confidentielles autrement. Si vous rencontrez un obstacle, essayez de défendre votre cause à un niveau différent, en utilisant d’autres points d’entrée.

Comment faire en sorte que l’UE agisse ?

L’UE dispose de divers outils spécifiques pour réagir aux violations de droits humains, à court et à long terme.

Sur le terrain

Stratégies par pays en matière de droits de l’Homme et de démocratie

Vous pouvez invoquer ces stratégies lorsque vous voulez que l’UE prenne des mesures concernant un problème spécifique. L’apport de la société civile est pris en considération dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre de ces stratégies.

🡺 Pour contribuer à ces stratégies, prenez contact avec le chef de la section politique et le point focal pour les droits de l’Homme à la délégation de l’UE. Contactez également, si possible, les responsables géographiques et l’unité des droits de l’Homme du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) à Bruxelles.

Priorités de partenariat (anciennement plans d’action de la Politique européenne de voisinage (PEV))

Les priorités de partenariat comprennent des thèmes spécifiques que l’UE devrait surveiller de très près de façon continue, afin de veiller à ce que les réformes pertinentes reçoivent le soutien de l’UE et que l’ordre du jour des réunions conjointes – comme celles des sous-comités « droits de l’Homme » – traite de ces questions de manière systématique.

🡺 Une fois que les priorités de partenariat sont établies, les ONG ont tout intérêt à surveiller de très près leur mise en œuvre. L’absence éventuelle de progrès doit être signalée à l’UE.

Le dialogue sur les droits de l’Homme

Le dialogue sur les droits de l’Homme permet de discuter des problèmes structurels et persistants au sein d’un pays. L’UE et le pays partenaire établissent ensemble l’ordre du jour de cette réunion. Les délégations de l’UE devraient organiser des réunions de consultation avec la société civile en amont des réunions des sous-comités et des réunions de débriefing par la suite.

🡺 Prenez contact avec la délégation de l’UE afin d’obtenir des informations sur la réunion, d’inscrire un problème à l’ordre du jour et de demander une consultation en amont ou un débriefing si ce n’est pas déjà organisé.

Déclarations locales

Les chefs de mission de l’UE peuvent décider ensemble de faire des déclarations locales sur des questions de droits humains, afin de condamner des violations persistantes et de prendre position sur un cas individuel.

🡺 Contactez la délégation de l’UE directement après un incident ou une violation.

Démarches

Les démarches sont des déclarations ou des interpellations confidentielles menées par l’UE à l’égard d’un pays donné. Elles sont particulièrement utiles pour les cas graves et urgents. Comme les démarches ne sont pas publiques, il est parfois plus facile de demander à l’UE d’entreprendre une démarche plutôt qu’une déclaration publique.

🡺 Précisez quelles autorités l’UE devrait contacter et détaillez les préoccupations exactes à soulever.

Rendre visite à une victime de violations des droits humains en détention

En rendant visite – ou du moins en essayant de rendre visite – à une victime de violations de droits humains en détention, un représentant de l’UE peut envoyer un message fort et avoir un impact positif.

Observation d’un procès

L’observation d’un procès est une forme courante d’intervention de l’UE, en particulier lorsqu’il existe déjà des doutes quant à l’équité du procès ou du système judiciaire en général au sein d’un pays. Idéalement, une déclaration publique devrait être publiée après l’observation du procès.

Assistance concrète à des personnes

Le fonds d’urgence pour les défenseurs des droits humains en danger, géré par l’Institut européen pour la démocratie et les droits (IEDDH), permet aux délégations de l’UE de fournir rapidement de petites subventions de maximum 10.000 € directement aux individus ou organisations qui ont besoin d’une aide d’urgence.

🡺 Le mécanisme de l’UE pour la protection des défenseurs des droits humains, Protect Defenders, qui est géré par douze ONG, peut aussi fournir de petites subventions ainsi qu’un soutien d’urgence, notamment pour la relocalisation temporaire.

 

À Bruxelles

Conclusions du Conseil

Les conclusions du Conseil constituent la forme la plus forte de déclaration politique de l’UE. Elles fournissent donc un excellent point de départ pour d’autres activités de plaidoyer.

Cependant, vu le temps nécessaire à la rédaction et à l’adoption de ce type de texte par les États membres, cet outil peut ne pas convenir aux cas d’urgence. Vous devez mener vos activités de plaidoyer au moins quatre semaines avant la réunion du Conseil des affaires étrangères.

🡺 Pour influencer les conclusions du Conseil, vous devez cibler en priorité les gouvernements nationaux.

Relations bilatérales de l’UE avec un pays sud-méditerranéen

Les ONG peuvent essayer d’influencer les relations bilatérales de l’UE avec un pays en amont des réunions du Conseil d’association ou de négociations.

🡺 Lorsqu’il s’agit de réunions politiques et de haut niveau, il est préférable de se concentrer sur une ou deux questions de droits humains et de plaider pour qu’elles soient intégrées à l’ordre du jour.

Déclarations publiques

Les déclarations publiques de la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité/Vice-Présidente de la Commission européenne (HR/VP) au nom de l’UE ou d’un autre officiel haut placé sont un objectif de plaidoyer approprié si vous faites face aussi bien à des situations/cas individuels urgents qu’à des problèmes permanents.

Le président du Parlement européen peut également faire des déclarations publiques, tout comme les membres d’une délégation du PE en visite dans un pays, ou le président d’une commission parlementaire compétente.

Résolution du Parlement européen

Les résolutions du Parlement européen sur les questions de politique étrangère ne sont pas contraignantes pour l’UE. Elles restent toutefois des outils de plaidoyer utiles pour faire pression sur les autres institutions de l’UE et sur les gouvernements des pays sud-méditerranéens.

Le processus rédactionnel de ce type de résolutions prend habituellement quelques mois. Lors de chaque séance plénière, le Parlement peut également adopter des résolutions « d’urgence » relatives à des situations de droits humains particulièrement préoccupantes ou à des cas spécifiques dans différents pays. La rédaction de ce type de résolution prend maximum une semaine.

🡺 Veillez à assurer le suivi de ces résolutions en demandant aux MPE si les mesures demandées ont bien été prises en compte par les autres institutions de l’UE.

Questions parlementaires

Les MPE peuvent poser des questions au Conseil de l’UE, à la Commission européenne ou à la HR/VP sur les mesures prises pour traiter de questions spécifiques touchant aux droits humains dans un pays.

 

Au niveau des capitales des États membres

Il est nécessaire d’accorder une attention particulière aux activités de plaidoyer menées auprès des gouvernements des différents États membres, car ce sont eux qui définissent la politique étrangère de l’UE. Par ailleurs, ils disposent d’outils similaires pour traiter des questions relatives aux droits humains.

Voir des exemples de feuilles de route de plaidoyer.

Nous espérons que ces informations vous ont aidés à mieux comprendre le labyrinthe institutionnel de l’UE et à identifier les différentes possibilités en matière de plaidoyer.

Pour plus d’informations, parcourez notre guide de formation sur le plaidoyer européen.

Liens utiles – Comment contacter l’UE

Nous sommes une petite organisation… Par où commencer ?

En tant qu’organisation sur le terrain, vous devez tout d’abord contacter les représentants de l’UE les plus proches, à savoir les « missions de l’UE » (délégation de l’UE et ambassades des États membres).

La délégation de l’UE joue un rôle de coordination de plus en plus important dans la promotion des droits humains et le soutien de la société civile. Les ambassades des États membres sont aussi une cible importante pour les organisations sur le terrain, car elles travaillent activement avec la délégation de l’UE sur toute une série de questions.


10ième Assemblée Générale: Galerie photo

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EuroMed Droits – Page d’accueil

Nos Membres

our members

EuroMed Droits remplit les fonctions d’un forum régional et d’un vivier d’expertise pour les ONG et les militants des droits humains dans la région. Le Réseau promeut le renforcement des capacités, le travail en réseau, la coopération et le développement de partenariats entre ses membres régionaux.

EuroMed Droits réunit ses membres dans un contexte interculturel et renforce leurs capacités afin de les aider à :

  • comprendre les parties prenantes et les contextes locaux ;
  • comprendre les mécanismes et les instruments européens en faveur des droits humains, tels que les accords d’association et la politique européenne de voisinage ;
  • contribuer au processus de réforme en renforçant et en participant aux processus de démocratisation dans le monde arabe ;
  • accroître leur influence en faveur de la promotion des valeurs et des principes intrinsèques aux droits humains ;
  • mieux comprendre les problèmes thématiques et nationaux rencontrés dans les domaines de la justice, de l’enseignement des droits humains, de l’égalité des genres, de la migration, du rétrécissement de l'espace pour la société civile et des droits économiques et sociaux.

De manière générale, EuroMed Droits offre à ses membres :

  • un accès à des ONG de défense des droits humains dans des pays tiers et il facilite leur coordination et leur coopération ;
  • un accès aux institutions gouvernementales et intergouvernementales, ainsi qu’aux processus politiques ;
  • la possibilité d’influencer les politiques et les débats régionaux ;
  • une protection renforcée lorsque ses membres ou leurs activités sont menacés ;
  • un soutien international/régional pour leurs activités réalisées dans le cadre des domaines prioritaires d'EuroMed Droits ;
  • des activités de renforcement des capacités dans le cadre des domaines prioritaires d'EuroMed Droits ;
  • la diffusion de leur travail auprès d’un plus grand public à l’échelle régionale.

 

* Les membres avec un astérisque doivent etre ratifiés par l'Assemblée générale

Projection & débat: Pas ce que nous sommes

Dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, EuroMed Droits (REMDH), Arab Women's Solidarity Association-Belgium et le Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) vous invitent à la projection du film documentaire

« Pas ce que nous sommes »

le lundi 30 novembre à 18h au KVS à Bruxelles.

 

La projection sera suivie d’un débat sur le thème « Rôle des femmes en temps de conflits » en présence des militantes palestinienne et syrienne Lamia Shalaldeh et Sabah Alhallak et de la réalisatrice Carol Mansour.

Entrée libre avec réservation obligatoire sur awsabe@gmail.com ou au 02.229.38.63/64

Programme : lundi 30 novembre 2015

  • 18h Accueil
  • 18h15 Projection (VOstFr)
  • 19h30 Débat

Adresse : KVS, 146 Rue de Laeken à 1000 Bruxelles

Trailer NWWA French from Forward Film Production on Vimeo.

Cet événement s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre la violence sexiste, célébrés chaque année entre le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et le 10 décembre, Journée des droits humains. Il marque également le 15e anniversaire de la résolution 1325 du conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité le 31 octobre. Jusqu’à 70% des femmes sont victimes de violence au cours de leur vie. Les violences contre les femmes ne sont pas inéluctables et leur prévention n’est pas seulement possible ; elle est essentielle, d’autant plus en temps de conflits.

L’impact disproportionné des conflits armés  sur les femmes, l’importance des violences dont elles sont victimes mais également leur rôle important comme agents de changement a montré toute la nécessité d’adopter une approche « genrée ». Il est impératif d’encourager les moyens créatifs et innovateurs pour assurer la participation des femmes dans la prévention des conflits et le maintien de la paix.

Le film documentaire Pas ce que nous sommes retrace le parcours de 5 femmes qui fuient la guerre en Syrie et se réfugient au Liban. Chacune d’entre elles explique leur expérience et leur vision de la complexité du conflit syrien.

La projection du film documentaire sera suivie d’un débat avec la réalisatrice Carol Mansour et de deux militantes, une syrienne et une palestinienne, qui témoigneront de leur vécu dans ces deux conflits et de leur engagement en faveur de la défense des droits des femmes en temps de conflit.

La prise de conscience du public est essentielle pour faire changer la donne dans les zones de conflits. C’est pourquoi nous avons besoin de vous pour partager cet événement et nous montrer votre soutien le lundi 30 novembre 2015.

Rejoignez notre événement Facebook.

FB Cover not who we are

Intervenantes :

Lamia Shalaldeh est une activiste palestinienne et experte dans les droits des femmes. Elle est engagée dans des processus nationaux et régionaux de lutte contre toutes formes de violence contre les femmes, en particulier des violences perpétuées dans le contexte de l’occupation militaire israélienne. Pour le Centre des femmes pour l'assistance juridique et le conseil (WCLAC) elle dirige le programme de surveillance des cas de violence sexuelle à l’encontre des femmes, de féminicides, de violences conjugales et des femmes en temps de conflits.

Sabah Alhallak est une chercheuse et activiste syrienne pour l’égalité des genres et les droits des femmes.. Elle est actuellement membre du comité exécutif de la Ligue Syrienne des femmes et travaille avec le Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) vers une représentation égalitaire des femmes dans les processus d’édification de la paix et de transition vers  une nouvelle démocratie en Syrie.

Carol Mansour est une réalisatrice canado-libanaise d’origine palestinienne avec plus de 20 ans d’expérience dans la réalisation de documentaires. Elle a reçu le Prix du Jury à l’Institut du Monde Arabe à Paris. Son travail reflète ses préoccupations pour les droits humains et une justice sociale, couvrant des sujets tels que les travailleurs migrants, les réfugiés, les causes environnementales, etc.

 

Infos

Le Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) est une ONG dont l’objectif est de bénéficier des structures internationales légales et politiques pour lutter contre les problèmes de l’inégalité des sexes et du militarisme et pour la paix et la sécurité.

Arab Women’s Solidarity Association-Belgium (AWSABE) est une association laïque et mixte qui milite pour la promotion des droits des femmes originaires du monde arabe, dans leurs pays d’origine ou d’accueil. L’association est indépendante de toute appartenance nationale, politique ou religieuse.

Ancré dans la société civile, EuroMed Droits a pour objectifs de développer et consolider les partenariats entre ONG dans la région euro-méditerranéenne, de défendre les valeurs des droits humains et de renforcer les capacités de ses organisations membres à cet égard. EuroMed Droits travaille également sur les violences contre les femmes dans les conflits, avec un focus particulier depuis 2012 sur le conflit en Syrie et l’occupation en Palestine

Projection de Trials of Spring au One World Festival

Le 22 avril 2016, le film Trials of Spring a été projeté à la Représentation Permanente de la République Tchèque auprès de l'UE à Bruxelles, en coopération avec EuroMed Droits et People in Need dans le cadre du One World Festival 2016.

La projection a donné suite à un débat sur la situation des femmes et des activistes en Egypte et d'autres pays de la Méditerranée. Le panel incluait Nawla Darwiche, New Woman Fondation, Egypte et Kholoud Saber Barakat, anciennement chez AFTE, et était modéré par Hayet Zeghiche, Directrice de Communication chez EuroMed Droits.

 

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NON aux violences faites aux femmes

Jobs

Procédures

Toutes les offres d’emploi et de stage au sein d’EuroMed Droits sont publiées sur notre site Internet (et sur d’autres sites de recrutement le cas échéant) et sont pourvues par le bais de procédures de recrutement transparentes. Tous les candidats potentiels sont donc encouragés à visiter régulièrement le site Internet d’EuroMed Droits et à postuler pour un poste spécifique en cas d’intérêt en suivant les instructions précisées dans le dossier d’information de l’offre en question.

Dues à nos ressources limitées, nous ne sommes pas en mesure d’examiner ni de répondre aux candidatures spontanées. Les demandes d’information à caractère général sur les futures ouvertures de poste au sein d’EuroMed Droits, quel que soit le bureau concerné, peuvent néanmoins être adressées au Département des Ressources humaines à job.copenhagen@euromedrights.net (anglais/français).

Emploi

EuroMed Droits est fier de disposer d’un personnel dévoué et diversifié qui œuvre en faveur de la promotion et du respect des droits humains dans la région.

Conscient de l’importance de la satisfaction et de l’épanouissement de ses employés, EuroMed Droits s’efforce de leur offrir des conditions de travail productives et attractives. EuroMed Droits est un employeur qui souscrit au principe de l’égalité des chances et ne pratique aucune discrimination à l’embauche.

Nous nous efforçons d’établir et de promouvoir un environnement et une culture de travail respectueuses de l’égalité entre les genres et de leur égale représentation à tous les niveaux de décision ainsi que l’égalité des chances et la répartition égale des ressources entre les femmes et les hommes en fonction de leurs fonctions respectives au sein d'EuroMed Droits.

Offres

Parcourez nos offres d'emploi actuelles ici.

À PROPOS D’EUROMED DROITS

Ancré dans la société civile, EuroMed Droits a pour objectifs de développer et consolider les partenariats entre ONG dans la région euro-méditerranéenne, de défendre les valeurs des droits humains et de renforcer les capacités de ses organisations membres à cet égard.

Dans le sillage du lancement du processus de Barcelone en 1995, un groupe de militants des droits humains originaires des deux rives de la Méditerranée souhaita contribuer à l’amélioration de la situation en matière de respect des droits humains en créant un réseau de la société civile de nature à faire le lien entre le processus de Barcelone et les ONG de défense des droits humains actives dans la région.

En décembre 1997, une assemblée constitutive créa EuroMed Droits en tant que véritable réseau nord-sud. Le premier Comité exécutif, composé à nombre égal de membres originaires du Nord et du Sud de la Méditerranée, adopta les statuts et le premier plan d’action d'EuroMed Droits.

En 2000, un nouveau plan d’action fut adopté et le Réseau a depuis multiplié ses activités. La Fondation euro-méditerranéenne pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FEMDH) fut créée en 2004 afin de soutenir les militants des droits humains à l’aide de subventions flexibles à petite échelle.

La même année, EuroMed Droits adopta une stratégie globale d’intégration de la dimension du genre afin de promouvoir l’égalité des genres. Cette stratégie est mise en œuvre dans l’ensemble des structures et activités d'EuroMed Droits. Depuis lors, EuroMed Droits a réalisé des audits réguliers sur la question du genre (liens vers les audits de 2008 et 2012, puis de 2015).

Dans le sillage des « révolutions arabes », un nouveau plan stratégique fut adopté en 2011, dont un document politique sur l’égalité des sexes qui met en exergue l’égalité des genres dans le contexte de la lutte en faveur du respect des droits humains et dont l’objectif est de promouvoir l’adoption de mesures favorables au respect des droits des femmes et à l’égalité des genres. Après avoir assis sa crédibilité sur les deux rives de la Méditerranée, EuroMed Droits est désormais considéré comme une organisation clé pour la société civile et les décideurs politiques.

Qui nous sommes

Ancré dans la société civile, EuroMed Droits a pour objectifs de développer et consolider les partenariats entre ONG dans la région euro-méditerranéenne, de défendre les valeurs des droits humains et de renforcer les capacités de ses organisations membres à cet égard.

Dans le sillage du lancement du processus de Barcelone en 1995, un groupe de militants des droits humains originaires des deux rives de la Méditerranée souhaita contribuer à l’amélioration de la situation en matière de respect des droits humains en créant un réseau de la société civile de nature à faire le lien entre le processus de Barcelone et les ONG de défense des droits humains actives dans la région.

En décembre 1997, une assemblée constitutive créa EuroMed Droits en tant que véritable réseau nord-sud. Le premier Comité exécutif, composé à nombre égal de membres originaires du Nord et du Sud de la Méditerranée, adopta les statuts et le premier plan d’action d'EuroMed Droits.

En 2000, un nouveau plan d’action fut adopté et le Réseau a depuis multiplié ses activités. La Fondation euro-méditerranéenne pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme (FEMDH) fut créée en 2004 afin de soutenir les militants des droits humains à l’aide de subventions flexibles à petite échelle.

La même année, EuroMed Droits adopta une stratégie globale d’intégration de la dimension du genre afin de promouvoir l’égalité des genres. Cette stratégie est mise en œuvre dans l’ensemble des structures et activités d'EuroMed Droits. Depuis lors, EuroMed Droits a réalisé des audits réguliers sur la question du genre (gender audit de 2008 et gender audit de 2012 (en anglais) et gender audit de 2015).

Dans le sillage des « révolutions arabes » un nouveau plan stratégique fut adopté en 2011 lequel intègre la dimension ‘genre’ à toutes les thématiques qu’il traite (Lire le policy paper sur le sujet). Après avoir assis sa crédibilité sur les deux rives de la Méditerranée, EuroMed Droits est désormais considéré comme une organisation clé pour la société civile et les décideurs politiques.

Notre fonctionnement

Notre fonctionnement

Le travail en réseau, le dialogue, le plaidoyer, le suivi et le renforcement des capacités constituent les principales méthodes de travail du Réseau. EuroMed Droits met en place des moyens d’aider ses membres, des organisations de défense des droits humains et de la société civile, en cette période marquée par des changements rapides.

Dialogue et réseau

EuroMed Droits est convaincu qu’il est possible de renforcer les capacités des différents acteurs en leur permettant de se rencontrer et de partager leurs connaissances, ce qui contribue également à la promotion et à la protection des droits humains.

Il convient de mettre constamment l’accent sur le travail en réseau et la communication, afin de faciliter le transfert de connaissances entre les membres et d’encourager l’élaboration de positions communes, ainsi que la création de nouveaux partenariats et initiatives. L’un des principaux atouts d'EuroMed Droits est en effet sa capacité à réunir des défenseurs des droits humains issus de l’ensemble de la région euro-méditerranéenne, à savoir le Maghreb, le Mashrek et l’Europe. 

Renforcement des capacités

EuroMed Droits organise régulièrement des formations sur une série de thématiques importantes. Le plaidoyer auprès de l’UE, les conventions et traités internationaux, l’intégration de la dimension genre, les migrations et la législation sur les personnes réfugiées font partie de ces thématiques.

Plaidoyer

Le plaidoyer est la méthode utilisée par EuroMed Droits pour veiller à ce que les politiques et recommandations de ses membres « s’intègrent » dans les politiques et pratiques des institutions européennes, des États membres de l’UE et des partenaires du sud et de l’est de la Méditerranée. EuroMed Droits soutient également ses membres dans leurs propres activités de plaidoyer au niveau national et régional.

EuroMed Droits développe par ailleurs ses activités dans le cadre du système des droits humains de l’ONU, afin de renforcer le travail de ses membres au niveau national ou d’influencer les relations de l’UE et de ses États membres avec leurs partenaires méditerranéens.

Intégration de la dimension genre 

Une partie de la stratégie d'EuroMed Droits consiste à promouvoir l’égalité des genres. EuroMed Droits s’efforce d’intégrer systématiquement une dimension de genre (« intégration de la dimension genre ») dans toutes ses activités.

Partenariats

Il est important de conclure des partenariats, dans la mesure où ceux-ci contribuent au bon fonctionnement des réseaux, des plateformes et des alliances d’organisations de la société civile dans la région euro-méditerranéenne. EuroMed Droits travaille donc en étroite collaboration avec de nombreuses ONG internationales, telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch, la FIDH et l’OMCT. EuroMed Droits entretient également des contacts avec des forums sociaux et des organisations politiques et religieuses dans la région lorsque cela s’avère pertinent.

Contactez-nous

Communiqués des Membres

Thématiques

Le principal atout et la valeur ajoutée d'EuroMed Droits résident dans son caractère régional et sa capacité à rassembler les défenseurs des droits humains de l’ensemble de la région euro-méditerranéenne. Les activités régionales thématiques sont donc à la base du travail d'EuroMed Droits.

Ces activités sont définies dans un document de stratégie qu'EuroMed Droits a adopté lors de sa dernière Assemblée générale.

Il est important de souligner qu'EuroMed Droits, en plus de ses activités thématiques, s’efforcera toujours de défendre ses membres et leur travail lorsqu’ils sont menacés, ainsi que les défenseurs des droits humains en général, y compris les droits des femmes, lorsqu’ils sont attaqués.

Pour la période 2012-2018, les principaux domaines d’intervention d'EuroMed Droits sont les suivants :

Pays

Le mandat géographique d'EuroMed Droits couvre l’ensemble de la région euro-méditerranéenne, à savoir plus de trente pays (voir notre carte interactive ci-contre).

Dans la mesure où ce sont les citoyens ordinaires et les résidents qui sont le plus touchés par les mesures législatives et les pratiques des États dans leurs pays respectifs, EuroMed Droits s’efforce de mener également des activités au niveau national. Dans ses activités, EuroMed Droits accorde la priorité aux sujets de préoccupation dans ses régions cibles.

EuroMed Droits intègre au niveau national ses activités thématiques régionales et vice versa. Cette approche permet d’opérer un lien entre ses activités régionales et nationales. Elle permet par ailleurs à EuroMed Droits d’apporter une réponse diversifiée aux questions relatives aux droits humains dans chacun des pays et pour chacune des priorités de son mandat.

MORTS EN MEDITERRANEE : PLUS D’ALIBI

Alors que la population s’indigne de la mort tragique de plus de 900 personnes, dont des personnes réfugiées fuyant la guerre et les persécutions en Syrie, en Érythrée, en Somalie et en Libye, le Conseil de l’UE a tenu un sommet « d’urgence » le 23 avril. Après avoir respecté une minute de silence en hommage à ces victimes dont la mort aurait pu être évitée, les dirigeants de l’UE ont poursuivi leurs discussions comme à l’habitude.

Nous déplorons vivement que nos recommandations n’aient pas été prises en compte dans les conclusions du Conseil, qui sont loin de répondre aux attentes tant politiques que morales. Il semblerait que les propos de Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui a déclaré qu’« avec cette récente tragédie […] nous n’avons plus d’excuses, l’UE n’a plus d’excuses, les États membres n’ont plus d’excuses », soient tombés dans l’oreille d’un sourd.

Tout comme la majorité des organisations de la société civile dans la région, le REMDH ne peut rester les bras croisés face à une contradiction aussi choquante. C’est avec la plus grand fermeté que nous rappelons aux décideurs politiques européens l’urgence d’une réponse aux défis de l’accueil et de la mobilité dans l’intérêt des hommes, des femmes et des enfants qui risquent sinon de connaître le même sort en traversant la Méditerranée.

Consulter:

 

AGISSONS !

Aidez-nous à faire la différence… Nous vous invitons à écrire aux chefs d’État ou de gouvernement, aux ministres des affaires étrangères et de l’intérieur. 

Le REMDH apprécierait que vous lui envoyiez une copie à l’adresse EMHRN.BE@euromedrights.net, afin qu’il puisse effectuer un suivi de cette action.

Cher (nom/fonction),

Je souhaiterais vous faire part de mes vives inquiétudes concernant l’issue du sommet européen extraordinaire du 23 avril. Le Conseil a en effet adopté des conclusions qui sont loin de répondre aux attentes tant politiques que morales face aux défis humanitaires que représentent les tragédies répétées en mer Méditerranée. Confrontée à de telles tragédies, l’UE devrait renforcer les mécanismes existants de recherche et de sauvetage dans toute la Méditerranée afin de sauver plus de vies, et non accroître les contrôles aux frontières.

Je suis choqué(e) par le nombre de morts en mer qui a franchi le seuil des 1 800 victimes depuis le début de l’année. En abordant une urgence humanitaire sous l’angle sécuritaire et en refusant d’établir des voies de migration légales et sûres pour les personnes migrantes et réfugiées, l’UE se soustrait à ses responsabilités et s’en décharge sur ses voisins, laissant ainsi des hommes, des femmes et des enfants périr en mer.

Je vous exhorte, au niveau national et européen, à :

  1. Mettre d’urgence l’accent sur les opérations de recherche et de sauvetage et non à la surveillance en apportant une aide financière et technique aux mécanismes de recherche et de sauvetage (SAR) compétents, et pas à Frontex ;
  2. Ouvrir des voies légales et sûres pour toutes les personnes migrantes et veiller à ce que les personnes réfugiées aient accès au territoire européen, afin que leur situation individuelle puisse être examinée ;
  3. Activer d’urgence la directive de 2001 sur la protection temporaire pour répondre sans délai aux besoins de réinstallation des personnes réfugiées qui fuient les conflits dans la région du sud et de l’est de la Méditerranée, en particulier la crise en Syrie, ainsi qu’en Afrique subsaharienne ;
  4. Cesser de subordonner l’accès à la mobilité vers l’Union européenne pour les ressortissants de pays situés en dehors de l’UE à la signature d’accords de réadmission par leur pays d’origine ; cesser d’utiliser la coopération extérieure pour renforcer les contrôles aux frontières.

Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de ma considération distinguée,

 

Bibliothèque Numérique

Le REMDH rassemble plus d’une centaine de militants à son Assemblée générale à Bruxelles

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme a tenu sa dixième Assemblée générale alors que la région Euro-med est ébranlée par une escalade de conflits, des décès en mer, la radicalisation de sa jeunesse désenchantée, la crise des réfugiés, mais également par la répression sanglante de la dissidence et des manifestations pacifiques.

Ce contexte rend la mission et le travail du Réseau plus pertinent que jamais. Le REMDH est une des rares organisations régionales réunissant des militants des droits humains et de la société civile des deux rives de la Méditerranée.

L'Assemblée générale a réélu Michel Tubiana à sa présidence, de même qu'un nouveau Comité exécutif (voir ci-après pour la liste complète). Elle a admis de nouveaux membres, fait le bilan des trois dernières années et adopté de nouvelles priorités politiques pour faire face aux difficultés à venir.

Reflétant ses préoccupations et priorités actuelles, l'Assemblée générale a également organisé trois ateliers thématiques en marge de ses réunions statutaires: «frontières multiples: Décès, rencontres et l'accès aux droits», «droits de l'Homme et la militarisation de la politique dans le sud de la Méditerranée» et «Révision de la PEV: Prioriser les droits humains".

Lire notre résolution générale ici

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Devenez membre

Être membre d'EuroMed Droits, c’est faire partie d’un forum régional des droits humains. Ce forum constitue une source majeure de connaissances et d’initiatives en matière de droits humains et de réforme démocratique dans la région euro-méditerranéenne. En tant que membre, votre organisation soutient le Réseau et ses activités. Votre organisation peut participer aux réunions de l’Assemblée générale et recevoir des invitations à des activités organisées par EuroMed Droits.

Les documents d’adhésion que nous recevons sont soumis à un examen préliminaire par le Comité exécutif d'EuroMed Droits. Le Comité exécutif recommande de nouveaux membres à l’Assemblée générale d'EuroMed Droits, qui décide seule d’accepter ou non un nouveau membre.

Si votre organisation souhaite présenter sa candidature, vous pouvez envoyer les documents suivants à Marc Schade Poulsen du Secrétariat d'EuroMed Droits :

Adhésion en tant que membre régulier ou associé :

  • une lettre de motivation
  • une copie des statuts de votre organisation
  • une déclaration selon laquelle votre organisation accepte et adhère aux statuts d'EuroMed Droits
  • une lettre de recommandation signée par au moins deux membres réguliers d'EuroMed Droits
  • des documents concernant les activités de votre organisation
  • des documents concernant les activités de votre organisation, y compris une évaluation du respect de la parité hommes-femmes dans vos activités.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter nos statuts.

Nous vous conseillons également de nous envoyer les documents suivants, afin de fournir à notre Comité exécutif un aperçu complet de votre organisation et de ses activités :

  • un rapport narratif de vos principaux domaines d’activité ces deux dernières années (max. 2 pages)
  • une liste des membres du conseil d’administration (y compris la date de leur élection)
  • une liste de vos publications (ces deux dernières années)
  • une liste de vos réunions/séminaires/conférences/événements (ces deux dernières années)
  • votre dernier rapport d’activités annuel (si vous ne disposez pas d’un tel rapport, veuillez en indiquer la raison)
  • votre dernier rapport financier (si vous ne disposez pas d’un tel rapport, veuillez en indiquer la raison)

Pour de plus amples d’informations, veuillez contacter Marc Schade Poulsen.

Les individus qui ont fourni un travail remarquable et siégé au sein des organes politiques d'EuroMed Droits (à savoir le CE) se voient officiellement conférer le statut de membres honoraires.

Droits humains bafoués en Egypte

LE “LIVRE BLANC” DU REMDH POUR LA RÉVISION DE LA PEV DE 2015

La Politique européenne de voisinage (PEV) est une politique extérieure de l'UE, lancée en 2004, visant à « offrir une relation privilégiée » à 16 des pays voisins de l'UE, à l'Est et au Sud. La PEV est principalement une politique bilatérale entre l'UE et chaque pays partenaire. Elle est complétée par des initiatives de coopération régionales et multilatérales, y compris l'Union pour la Méditerranée, anciennement connue sous le nom de Processus de Barcelone et de Partenariat Euromed.

Ce Livre blanc est publié par le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) à l’occasion du processus de consultation sur la révision de la PEV, lancé par l’Union européenne le 4 mars 2015, et du 20ème anniversaire de la Déclaration de Barcelone.

Dans la mesure où les pays du Sud-Méditerranée doivent faire face à des problèmes de plus en plus complexes, tant au niveau régional qu’au niveau local, le REMDH salue cette indispensable révision de la PEV. Le Livre blanc représente la vision du REMDH sur ce que pourrait ou devrait être la dimension « droits humains » de la PEV, et indique 20 mesures concrètes à prendre pour parvenir à une PEV-Sud centrée sur les droits humains.

 

[caption id="attachment_4052" align="alignnone" width="318"]White book EN Download the English version[/caption]

[caption id="attachment_4055" align="alignnone" width="320"]White book FR Download the French version[/caption]

[caption id="attachment_4228" align="alignnone" width="309"]Cover-white-book-AR Download the Arabic version[/caption]

 

« La PEV vise à établir un espace de démocratie, de stabilité et de prospérité dans les pays du voisinage, fondé sur un attachement à des valeurs fondamentales, notamment l’État de droit, la protection des droits de l’homme et l’égalité des sexes. » - Conclusions du Conseil sur le réexamen de la PEV, 20 avril 2015