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Dernières nouvelles sur la migration

Sur la route

Faits marquants récents

  • En Méditerranée centrale, SOS Humanité a accusé les garde-côtes tunisiens et italiens de ne pas avoir fait suffisamment d’efforts pour sauver quatre personnes lors d’un sauvetage le 11 juillet. Ni les garde-côtes italiens ni les garde-côtes tunisiens n’ont répondu à la demande de commentaires d’InfoMigrants sur l’événement. En outre, le 11 juillet, une suspension de trois mois des demandes d’asile pour les migrant.e.s arrivant d’Afrique du Nord a été votée par une majorité de 177 à 74 au Parlement grec. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a décrit la situation dans les îles grecques de Gavdos et de Crète, points d’arrivée de milliers de migrant.e.s, comme une « situation d’urgence » qui nécessite des « mesures d’urgence »
  • Sur la route de l’Atlantique, 201 migrants africains ont été interceptés, ont annoncé le 9 juillet les autorités sénégalaises. Alors que 132 de ces personnes ont été interceptées en mer dans un petit bateau, les 69 autres ont été capturées à terre.
  • En Méditerranée orientale, une recherche menée par l’École des hautes études de l’IMT de Lucca a révélé que l’accord signé entre l’UE et la Turquie en 2016 pour réduire les migrations a eu de graves conséquences. En fait, elle a déplacé les routes migratoires vers des alternatives plus dangereuses et augmenté le nombre de morts en Méditerranée centrale.

Nouvelles positives

  • La ministre britannique de l’Asile, Angela Eagle, a annoncé le 15 juillet que le Royaume-Uni reprendrait le traitement des demandes d’asile de ressortissants syriens, après une suspension de sept mois de ces procédures.

Actualités de l'UE

  • Le 22 juillet, alors qu’une politique commune de retour de l’UE était en discussion à Copenhague, le ministre danois (social-démocrate) de l’Immigration, Kaare Dybvad, a prôné une ligne dure, s’alignant sur les positions d’autres dirigeants européens tels que Giorgia Meloni et Donald Tusk. Politico a également rapporté que le vendredi 18 juillet, le commissaire Magnus Brunner et six ministres (d’Autriche, de République tchèque, du Danemark, de France, d’Allemagne et de Pologne) qui soutiennent la ligne dure se sont rencontrés à Zugspitze, en Allemagne, pour discuter des moyens de réduire efficacement « l’immigration illégale ».
  • Le 16 juillet, la Commission européenne a présenté sa proposition de budget pour le cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034. Cette proposition prévoit une augmentation du financement de la gestion des migrations pour des « frontières extérieures fortes» à hauteur de 34,2 milliards d’euros. Ce budget prévisionnel comprend également une dotation de 11,9 milliards d’euros à l’agence Frontex. State Watch a mis en évidence l’ingérence croissante de cette agence en Afrique. Dans un rapport publié le 10 juillet, l’organisation a dénoncé le rôle de Frontex dans l’externalisation des frontières européennes et les risques pour les droits humains et la souveraineté.
  • Le 11 juillet, Euractiv a rapporté que l’agence de l’UE chargée des frontières, Frontex, a signalé une diminution de 20 % des « passages irréguliers » vers l’UE, par rapport à la même période en 2024. Ces chiffres sont liés à la diminution du nombre de franchissements des frontières sur les routes de la Méditerranée et des Balkans occidentaux.
  • Le 3 juillet, la première expulsion forcée de l’UE vers la Syrie depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad a été menée par l’Autriche. La personne a perdu son statut d’asile en 2019 après l’avoir obtenu en 2014 en raison d’une condamnation pénale.
  • Le 3 juillet, selon EUobserver, le Parti populaire européen (PPE) a suscité des critiques après un changement de politique plus aligné sur les positions du groupe d’extrême droite des Conservateurs et réformistes européens (CRE). Ce changement a été observé en particulier en ce qui concerne les concepts de « pays tiers sûr » et de « pays d’origine sûr ».

La manie du retour
Cartographie des politiques et pratiques dans la région EuroMed

La recherche fournit une vue d’ensemble des politiques et pratiques de retour actuelles dans la région euro-méditerranéenne et met en lumière les violations des droits humains qu’entraîne cette « obsession du retour », qui est partagée par les États membres, les institutions de l’UE et les pays tiers. Le rapport couvre les politiques et pratiques nationales en matière de retour dans les régions du Machrek et du Maghreb, en se concentrant sur les retours de Turquie et du Liban vers la Syrie, et sur les accords de réadmission entre l’Italie et la Tunisie, l’Espagne et le Maroc ainsi que la France et le Maroc. Il examine également les retours d’Allemagne et d’Italie vers l’Égypte. Lire la suite