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19/09/2025 – 10/10/2025

  • Selon InfoMigrants , le 1er octobre 2025, la police française a démantelé un camp de migrant.e.s d’un entrepôt désaffecté à Calais. Les conditions de vie du site, qui avait abrité jusqu’à 600 personnes, ont été qualifiées par la préfecture de région du Pas-de-Calais de « dégradantes et dangereuses ». Les autorités s’étaient préparées à l’évacuation lors de visites précédentes, proposant aux habitants de se réfugier dans des centres d’accueil à travers la région, qui a été prise en charge par 170 personnes.  
  • Comme l’a rapporté The Independent le 30 septembre 2025, la France a utilisé la police anti-émeute pour empêcher un groupe de migrant.e.s, dont au moins 10 enfants, d’atteindre une plage de Gravelines, dans le nord de la France. Les forces de police portaient des armes à feu et des gaz lacrymogènes, utilisant leurs véhicules pour empêcher le groupe d’avancer vers la plage, où ils semblaient s’attendre à un canot pneumatique. Selon le rapport, une femme portant un bébé sur le dos a été repoussée dans la foule par un policier. 
  • Une nouvelle enquête du Monde, du Spiegel, du Times et d’Arte publiée le 16 septembre 2025 a révélé que les forces de sécurité françaises emploient régulièrement des mesures létales pour empêcher les petits bateaux d’atteindre le territoire français d’outre-mer de Mayotte. Selon le rapport, qui porte sur une période allant de 2007 à 2025, la police française est responsable de la mort ou de la disparition d’au moins 24 personnes, dont des femmes enceintes et des enfants. Les entretiens font état d’une série de méthodes d’interception dangereuses déguisées en « missions de sauvetage », impliquant des bateaux de police frappant intentionnellement des navires transportant des migrant.e.s ou créant de hautes vagues pour faire chavirer les bateaux. Des témoins oculaires ont rapporté que lorsque les gens sont passés par-dessus bord, la police nous a « regardés nous noyer ».