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19/09/2025 – 10/10/2025

  • En Méditerranée centrale, un navire de sauvetage privé exploité par SeaWatch a essuyé des tirs des garde-côtes libyens, entraînant la noyade d’une personne. C’est la deuxième fois en un mois que des patrouilleurs libyens attaquent un bateau de sauvetage humanitaire. Selon SeaWatch, l’assaut a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 septembre 2025, peu de temps après que 66 personnes aient été secourues par son navire Sea-Watch 5. L’organisation a accusé l’UE d’être complice de cette attaque, soulignant que ce patrouilleur libyen avait été remis aux garde-côtes libyens en 2018 dans le cadre d’un accord signé avec l’UE l’année précédente. Cet épisode survient peu de temps après que le navire de sauvetage Ocean Viking, exploité par SOS Mediterranea, ait essuyé des tirs intenses d’un patrouilleur libyen le 24 août. 
  • Le 30 septembre 2025, Sea Watch a signalé qu ‘une personne s’était noyée et que trois autres avaient été secourues au large des côtes libyennes après que leur bateau a chaviré lors d’une poursuite par les garde-côtes libyens. Le canot pneumatique transportant 30 personnes avait été arrêté par un patrouilleur libyen, et lorsqu’il a tenté de fuir, de hautes vagues ont fait passer quatre personnes par-dessus bord. Les trois survivants ont été interceptés par les autorités libyennes et renvoyés en Libye.  
  • Selon InfoMigrants, la Direction libyenne de la lutte contre la migration illégale (DCIM) a annoncé lundi 22 septembre 2025 avoir expulsé 207 migrants égyptiens, ainsi que 176 ressortissants bangladais. Les autorités bangladaises ont affirmé que les migrants avaient été « détenus, torturés et kidnappés en Libye » avant d’être renvoyés chez eux. 
  • Le 19 septembre 2025, France24 a rapporté que les autorités libyennes ont été accusées de graves violations des droits humains par l’ONG Réfugiés en Libye. Début septembre, l’organisation a publié deux vidéos montrant les conditions inhumaines dans les centres de détention de migrants libyens, ainsi que les violences physiques infligées aux réfugiés. France24 a établi le lieu de tournage des vidéos comme étant le Centre Al-Butnan à Tobrouk, en Libye.  
  • Comme le rapporte The Guardian le 18 septembre 2025, des vidéos et des photographies publiées dans la presse italienne semblent montrer, pour la première fois, une milice alliée au gouvernement libyen impliquée dans le trafic d’êtres humains en Méditerranée. Le matériel a été capturé par un journaliste de La Repubblica qui accompagnait des bénévoles sur un bateau de sauvetage géré par l’ONG Mediterranea Saving Humans.