Syrie : laissez les civils sortir du piège mortel d’Idlib !

Communiqué de Presse, Migration et asile, Syrie

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Plus de 900.000 personnes, dont de nombreux enfants, sont piégées sous les bombardements entre Idlib et une frontière turque qui leur reste résolument fermée. Si rien n’est fait, et au vu des très faibles températures sous lesquelles ces personnes se trouvent, nous ferons face à une catastrophe humanitaire peut-être pire encore, après toutes les horreurs déjà vécues par le peuple syrien et les millions de personnes déplacées ces neuf dernières années.

« Il n’y a pas de mot assez fort pour condamner la situation inhumaine à laquelle font face les populations civiles innocentes de la ville syrienne d’Idlib. Les attaques indiscriminées qui ciblent la population dans la région doivent cesser ! », a déclaré Wadih Al-Asmar, Président d’EuroMed Droits.

EuroMed Droits appelle la communauté internationale, y compris l’Union européenne et ses Etats membres, à soutenir les demandes d’ouverture de couloirs humanitaires de la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies. EuroMed Droits demande également que les forces en présence cessent leurs opérations militaires et laissent les civils sortir du piège mortel qu’est devenu la ville d’Idlib.

L’Union européenne doit également défendre les valeurs qu’elle professe en ouvrant des voies légales d’accès pour que les réfugiés de Syrie puissent entrer en Europe. Le conflit ouvert à Idlib prouve que les conditions posées par l’UE pour des retours « volontaires, en toute sécurité et dans la dignité » des réfugiés et des personnes déplacées dans leur zone d’origine ne sont clairement pas remplies.

« L’UE doit s’abstenir de spéculer sur un possible retour des réfugiés en Syrie, car cela dépeint une vision pervertie de la réalité. En plus de soutenir les efforts humanitaires en Syrie et dans les pays voisins, l’UE doit parler d’une même voix et dénoncer fermement les violations des droits humains en Syrie, en soutenant des mesures pour que les responsables rendent des comptes », a rappelé Wadih Al-Asmar.