Alerte – Vague de répressions en Algérie

Alertes, Algérie, Rétrécissement de l'espace de la société civile

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Ce lundi 10 décembre, la communauté internationale célébrait le 70ème anniversaire de la proclamation de la déclaration universelle des droits de l’Homme. En Algérie, ce même jour, les défenseurs des droits humains, rassemblés pour l’occasion, se faisaient réprimés.

EuroMed Droits dénonce en particulier la répression à l’encontre de ses membres de SOS Disparus – CFDA, leur rassemblement ayant été réprimé à Alger. Plusieurs manifestants ont été interpellés par la police dont Hacene Ferhati, membre de SOS Disparus Oran – CFDA.  Djalal Mokrani, membre du Bureau National du RAJ, association partenaire d’EuroMed Droits, a également été interpellé.

EuroMed Droits regrette la répression constante des manifestants en Algérie, et plus encore lors de cette Journée Internationale des droits humains. En effet, les autorités algériennes ont refusé d’octroyer l’autorisation de réunions à l’ensemble des organisations nationales et internationales des droits de l’Homme, dans le cadre de la célébration du 70ème anniversaire de la proclamation de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Pourtant, la liberté de réunion et d’expression sont garantis par la Constitution Algérienne.

EuroMed Droits rappelle aux autorités algériennes, les recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU publiées le 27 juillet 2018, et en particulier l’observation n°46 : « a) réviser la loi n°91-19 du 2 décembre 1991 aux fins de lever toutes les restrictions aux manifestations pacifiques qui ne sont pas strictement nécessaires et proportionnelles au regard des dispositions de l’article 21 et instaurer un régime de simple autorisation préalable des manifestations publiques ; b) abroger le décret du 18 juin 2001; c) garantir que les manifestants et toute personne facilitant la tenue d’une réunion ne fassent pas l’objet de poursuites pour exercice du droit de réunion; et d) éliminer et prévenir de manière effective toute forme d’usage excessif de la force de la part des agents responsables de l’application de la loi lors des dispersements de rassemblements ».