Algérie : Halte au harcèlement judiciaire des défenseurs des droits humains

Alertes, Algérie, Rétrécissement de l'espace de la société civile

Ce mardi 6 février, M. Kaddour Chouicha, syndicaliste et défenseur des droits humains, et cinq autres activistes des droits humains, MM. Hamid Ferhi, Fethi Ghares, Ahmed Mansri, Abdelkader Kherba et Nadir Dabbouz, comparaissaient devant le tribunal de Ghardaïa, accusés d’“incitation à attroupement non armé, atteinte à corps constitué et non-respect d’une décision administrative” en raison de leurs activités de défense des droits humains. Leur audience a été reportée au 20 mars 2018.

Ces poursuites sont en lien avec leur arrestation le 13 juillet 2016 à Ghardaïa. Ce jour-là, la police avait embarqué les six hommes, alors assis dans un café, pour empêcher tout rassemblement devant le Tribunal de Ghardaïa où comparaissait Me Salah Dabbouz, avocat et défenseur des droits humains.

EuroMed Droits condamne fermement le harcèlement judicaire à l’encontre de ces défenseurs des droits humains, un harcèlement que subissent de nombreux autres militants des droits humains en Algérie.

EuroMed Droits appelle les autorités algériennes à mettre un terme à la répression et au harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits humains et des syndicalistes. Lors de l’Examen Périodique Universel en septembre 2017, l’Algérie s’était engagée à garantir les libertés d’expression et de réunion, conformément à sa Constitution et au Pacte international relatifs aux droits civils et politiques.

Ghardaïa, 6/02/2018 : Collectif de soutien aux six défenseurs des droits humains