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10/10/2025 – 30/10/2025

  • La Belgique a signé un nouvel accord bilatéral avec le Maroc, dans lequel ce dernier s’engage à recevoir un nombre accru de condamnés en séjour irrégulier en Belgique, comme l’a rapporté l’agence de presse belga le 23 octobre 2025. En retour, la Belgique a officiellement approuvé le plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental, à l’instar d’autres pays européens comme la France et le Portugal. 
  • Comme le rapporte InfoMigrants le 21 octobre 2025, un tribunal belge a jugé le 9 octobre que le refus du gouvernement d’héberger une famille afghane était illégal. La famille de 5 personnes, dont trois enfants mineurs, dormait dans les rues de Bruxelles depuis des mois après que les autorités belges ont refusé de leur fournir un logement, arguant que la famille avait déjà obtenu l’asile en Grèce. Cependant, la Cour a jugé que le gouvernement belge avait manqué à son obligation d’examiner individuellement les demandes d’asile, omettant ainsi de tenir compte de leur situation de vulnérabilité « sachant que la famille est composée de trois enfants mineurs, dont l’un nécessite des soins médicaux urgents ». En outre, les juges de la Cour ont souligné la situation critique des réfugiés et des demandeurs d’asile en Grèce, déclarant qu’« il est prouvé et largement reconnu que le statut de réfugié en Grèce n’offre aucune garantie et que ceux qui en bénéficient se trouvent en fait dans une situation d’extrême précarité ». 
  • La Belgiqueenvisage d’envoyer des ressortissants étrangers condamnés dans des prisons qu’elle cherche à louer ou à construire dans les Balkans, afin de s’attaquer au problème de la surpopulation carcérale dans le pays. Comme l ‘a rapporté InfoMigrants le 10 octobre 2025, le ministre belge de la Justice et le ministre belge de l’Asile et de la Migration se sont rendus au Kosovo et en Albanie afin d’explorer les options possibles pour étendre leur capacité carcérale en dehors de l’UE. Ce plan soulève d’importantes questions juridiques et de droits humains, car les experts avertissent que cette décision pourrait saper l’obligation de rendre des comptes et la responsabilité de la Belgique à l’égard des droits des détenus.