Les arrivées à Lampedusa ont atteint un nouveau pic, avec près de 500 migrants débarqués de 10 bateaux entre le 8 et le 10 septembre, selon l’agence ANSA. Trois migrants ont été transférés vers des établissements médicaux pour y être soignés en raison d’une intoxication aux hydrocarbures. Deux cadavres ont été retrouvés dans l’un des bateaux, la cause du décès pouvant également être un empoisonnement aux hydrocarbures. Au 10 septembre, 1 420 migrants se trouvaient à Lampedusa, soit le nombre le plus élevé depuis des mois.
Comme l’a rapporté l’ANSA le 9 septembre 2025, la Cour de cassation italienne – la plus haute juridiction d’appel du pays – a statué que les migrant.e.s ne peuvent être placés en détention pendant plus de 48 heures et doivent être libérés immédiatement si leur détention n’a pas été validée. Cette décision va à l’encontre d’un décret du 28 mars qui autorisait des mesures telles que la détention pendant 48 heures dans le but de « lutter contre l’immigration irrégulière ». La Cour de cassation a jugé que ces mesures étaient contraires à la Constitution et devaient être évaluées par la Cour constitutionnelle.
Tel que rapporté par l’ANSA le 21 août 2025, trois migrants ont été portés disparus dans le détroit de Sicile après avoir sauté de leur bateau dans l’eau pour attirer l’attention d’un autre navire et demander de l’aide. Les autres passagers du bateau, soit 49 personnes, ont été conduits à Lampedusa par les garde-côtes italiens.
Au moins 26 migrants ont péri dans un naufrage au large des côtes de Lampedusa le 13 août 2025. Selon les témoignages des migrants, deux bateaux avaient quitté la Libye, et les passagers avaient transféré leur cargaison sur le second lorsque le premier s’est rempli d’eau. Le bateau a ensuite chaviré. 60 personnes ont été secourues et amenées à Lampedusa.
Le 31 juillet 2025, l’organisation ARCI ainsi que Circoli Rifugio ont réussi à accueillir en Italie 200 personnes originaires d’Afghanistan grâce à plusieurs opérations dans le cadre de corridors humanitaires.
