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06/03/2025 – 02/04/2025

  • Dans la nuit du 25 au 26 mars, Kaïs Saïed a publié un communiqué appelant à intensifier les retours dits volontaires. Depuis 2025, le président affirme que “seulement” 1 544 personnes sont retournées dans leurs pays d’origine. Il appelle notamment l’OIM à renforcer ses efforts, tandis que les autorités continuent de maltraiter les migrant.e.s originaires d’Afrique subsaharienne.  
  • Le 17 mars 2025, après avoir été intercepté.e.s en mer par les forces tunisiennes, 600 personnes migrantes originaires d’Afrique subsaharienne ont été abandonnées dans le désert, près de la frontière algérienne et libyenne. Cet incident s’inscrit dans une série d’expulsions fréquentes en Tunisie depuis 2023. Les migrant.e.s, ont été intercepté.e.s en mer près de Sfax. Alors que 18 corps ont été retrouvés, les autres ont disparu, suscitant l’inquiétude des communautés locales. Des témoignages font état d’une expulsion violente, où les migrant.e.s ont été transporté.e.s en bus, dépouillé.e.s de leurs affaires et abandonné.e.s dans le désert. 
  • Dans la nuit du 16 au 17 mars, plusieurs opérations de sauvetage ont été menée par la garde nationale de Tunisie dans la région de Sfax. 612 personnes originaires d’Afrique subsaharienne ont  été secourues et 18 personnes ont été retrouvées décédées suite aux chavirements des embarcations.  
  • Le 12 mars, le média Nawaat a publié un article dénonçant la situation des migrant.e.s tunisien.ne.s en Italie. En effet, ces personnes migrantes sont détenues dans des centres de rétention dans des conditions inhumaines, où elles sont exposées à diverses formes de violence. Ces crimes semblent laisser indifférentes les autorités tunisiennes, qui ne garantissent aucune protection juridique à leurs ressortissant.e.s. 
  • Le 12 mars, le  ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a rencontré Azzouz Samri, chef de mission de l’OIM en Tunisie, pour discuter des programmes de coopération, notamment du retour volontaire des migrant.e.s en situation dite irrégulière. Nafti a souligné l’importance d’une coordination efficace et de campagnes de sensibilisation pour promouvoir ce programme et faciliter la réinsertion des personnes migrantes. Il a réaffirmé la position de la Tunisie de ne pas vouloir être un pays de transit ou d’installation pour les migrant.e.s dit.e.s irrégulier.e.s, tout en garantissant un retour sûr et respectueux des droits humains. Un message particulièrement ironique lorsqu’on constate le nombre de violences subies par les personnes migrantes en Tunisie. 
  • Le discours anti-migrant.e.s de Kaïs Saïed depuis février 2023, a des conséquences désastreuses sur la vie des exilé.e.s en Tunisie et particulièrement sur la vie des femmes. En effet, elles n’ont pas accès à la contraception ou bien à un suivi gynécologique lorsqu’elles sont enceintes.  Pire encore, les agressions sexuelles sont devenues courantes pour elles, transformant leur vie en un enfer.