Rétrécissement de l'espace de la société civile

EuroMed Droits assure un suivi et plaide pour résoudre les difficultés rencontrées par les organisations de la société civile en matière de liberté d’expression, d’association, de mouvement, de participation politique, y compris les droits des syndicalistes, ainsi que le droit de se réunir pacifiquement en ligne et hors ligne.

Les publications les plus récentes d’EuroMed Droits et la liste des organisations membres liées à ce travail sont disponibles sur le côté droit de cette page.

 

Publications clés

 

Résultats récents

Ces dernières années, de nombreux gouvernements de la région euro-méditerranéenne ont eu tendance à adopter des mesures et des politiques de plus en plus répressives pour limiter l’activisme de la société civile et museler les voix critiques. En 2020, la question du rétrécissement des espaces pour la société civile a continué à être intégrée dans tous les programmes. Cependant, avec la pandémie de COVID-19 qui a exacerbé cette tendance généralisée déjà existante, EuroMed Droits et ses membres ont décidé d’augmenter le suivi et la documentation des violations et des restrictions des droits humains dans toute la région, afin d’analyser l’impact des réglementations spécifiques liées à la COVID-19. Ce travail a été largement diffusé par le biais de la lettre d’information mensuelle du réseau dédiée à la COVID-19. 

Sur un autre sujet, EuroMed Droits a commencé à collecter des informations sur la façon dont les ONG organisées par les gouvernements (GoNGO) diffusent des récits alternatifs sur les droits humains pour soutenir les régimes autoritaires. Les GoNGO évincent de l’espace politique les organisations travaillant sur les droits des femmes et les syndicalistes et, par leurs actions, complètent l’arsenal de lois restrictives et de pratiques abusives mises en place par les gouvernements pour réduire l’espace dont dispose la société civile pour s’organiser et défendre les droits humains. Ce travail a conduit à la publication, début 2021, d’un rapport qui met l’accent sur les nombreuses difficultés rencontrées par les militant.e.s et syndicalistes indépendant.e.s en Algérie, en Égypte et en Turquie. Basé sur des témoignages de première main, il fournit également une analyse de l’environnement législatif répressif qui vise à porter atteinte au militantisme de la société civile.