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 Prise de position conjointe sur l’impact des institutions financières internationales sur les droits humains dans la région euro-méditerranéenne

A l’approche des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) à Marrakech, le Groupe de Travail sur les droits économiques, sociaux et culturels d’EuroMed Droits publie une prise de position commune soulignant les questions clés de l’engagement du FMI dans la région euro-méditerranéenne.

Les institutions financières internationales doivent être réformées de toute urgence pour s’adapter aux réalités d’aujourd’hui, et les droits de l’homme doivent jouer un rôle central dans cette réforme, affirme la société civile de la région euro-méditerranéenne. L’élaboration des politiques par des institutions telles que le FMI ne tient pas compte des voix de la société civile ni de l’impact sur les droits de l’homme de ses actions et des conditions imposées aux pays emprunteurs. En outre, de nombreuses politiques ordonnées par le FMI en temps de crise, qui font partie des conditionnalités des accords de prêt, ont été documentées comme étant préjudiciables aux droits de l’homme socio-économiques.

Les institutions financières internationales, le FMI en particulier, jouent un rôle crucial dans l’élaboration des politiques économiques dans la région euro-méditerranéenne, notamment dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, une région en proie à des tensions financières et à une instabilité socio-économique considérables. Les prochaines Assemblées annuelles de Marrakech sont un moment clé pour la société civile de la région pour dénoncer les politiques économiques qui violent les droits humains et appeler à des alternatives.

Les organisations qui font partie de EruoMed Droits Groupe de Travail sur les droits économiques, sociaux et culturels témoignent directement ou indirectement de l’influence des institutions financières internationales dans leur travail : en voyant l’effet de leurs politiques sur les populations vulnérables ; en surveillant les développements des politiques nationales influencées par les organismes internationaux ; ou en s’engageant directement dans des actions de plaidoyer et de sensibilisation. Nous avons rassemblé nos analyses respectives dans cette prise de position conjointe, dans le but de présenter des revendications communes lors des prochaines assemblées annuelles.

Lire notre prise de position