Syrie

Le mouvement de protestation pacifique qui a débuté en 2011 s’est progressivement transformé en un conflit armé, alors que les parties belligérantes se sont multipliées et que l’implication régionale et internationale s’est accrue. La torture, les viols, les disparitions forcées, les exécutions sommaires et d’autres violations flagrantes du droit international humanitaire ont été régulièrement commis par le gouvernement syrien. De nombreux groupes armés ont commis des violations flagrantes et les atrocités se poursuivent en toute impunité. Cette situation a contraint des millions de personnes à quitter leur foyer, déclenchant une crise humanitaire sans précédent dans la région.  

Malgré la répression brutale, les organisations syriennes de défense des droits humains ont maintenu leurs activités, documentant les violations et les crimes, ce qui est essentiel pour la réparation et la paix. EuroMed Droits continue de surveiller la situation des droits humains en Syrie et de soutenir l’émergence d’un mouvement dynamique de défense des droits humains pour combattre l’impunité et promouvoir le respect desdits droits. 

Le programme migration d’EuroMed Droits a travaillé activement avec des organisations syriennes de défense des droits humains au Liban, en Turquie et en Jordanie sur la situation des Syrien.ne.s déplacé.e.s dans les pays voisins, sur la question des retours forcés de Syrien.ne.s en Syrie et sur les violations des droits humains des rapatrié.e.s syrien.ne.s. EuroMed Droits a documenté, par le biais d’une recherche approfondie, les retours forcés, les refoulements et les déportations de réfugié.e.s syrien.ne.s de Chypre vers le Liban et les refoulements en chaîne vers la Syrie et de la Turquie vers la Syrie. L’objectif du programme est également de créer des synergies et une coopération entre les organisations de défense des droits humains au Liban, en Turquie, en Jordanie et à Chypre et de documenter les violations des droits humains que ces refoulements, retours forcés et déportations illégales entraînent afin de mettre un terme à ces pratiques, d’accroître la responsabilité et la réparation des violations des droits humains.