• Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

    Convention sur la prévention et la lutte contre la violence
    à l’égard des femmes et la violence domestique

    Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

  • Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

    Convention sur la prévention et la lutte contre la violence
    à l’égard des femmes et la violence domestique

    Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

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    Convention sur la prévention et la lutte contre la violence
    à l’égard des femmes et la violence domestique

    Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

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    Convention sur la prévention et la lutte contre la violence
    à l’égard des femmes et la violence domestique

    Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

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    Convention sur la prévention et la lutte contre la violence
    à l’égard des femmes et la violence domestique

    Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

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    Convention sur la prévention et la lutte contre la violence
    à l’égard des femmes et la violence domestique

    Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés

La Convention d'Istanbul

Un nouvel outil pour les ONG

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Actualités

  • Le Maroc légifère contre les violences faites aux femmes

    Le texte adopté par le Parlement après cinq ans de discussions est jugé insuffisant par les mouvements féministes.
    Lire l’intégralité de l’article dans Le Monde.
  • Maroc – Violences faites aux femmes : le texte de loi critiqué par les ONG et boudé par les parlementaires

    C’est dans une quasi-indifférence des parlementaires, que le texte de loi relatif aux violences faites aux femmes a franchi une nouvelle étape dans son processus d’adoption. Un texte qui est aussi la cible des critiques des ONG féministes.

    Lire l’intégralité de l’article dans Jeuneafrique.com

  • Féminicides conjugaux : au-delà du fait divers, un fait social

    Selon une recension de «Libération», au moins 109 femmes ont été tuées par leur compagnon en 2017, souvent au moment de la séparation. Des meurtres qui touchent tous les âges et tous les milieux. En plus des victimes directes, il y a aussi toutes les autres : enfants, nouveaux conjoints…

    Lire l’intégralité de l’article dans Libération.

  • L’inaction des pouvoirs publics contre le harcèlement sexuel mise en cause

    Plusieurs voix s’élèvent pour demander la mise en place de mesures concrètes pour faire reculer ce type de violence, un mois après l’éclatement de l’affaire Weinstein.

    Lire l’intégralité de l’article dans Le Monde.

  • Les inégalités hommes-femmes s'accroissent dans le monde

    Le forum économique mondial a publié le 1er novembre son 12rapport sur les inégalités de genre. Alors que les inégalités tendaient à se réduire année après année, 2017 marque un retournement de tendance.

    Lire l’intégralité de l’article dans La Croix.

  • Tunisie : « Ici, la violence, c’est le quotidien des femmes »

    La violence est un problème endémique qui touche une Tunisienne sur deux. Si une loi contre la violence faite aux femmes vient d’être adoptée, la période de transition depuis 2011 a fourni un terreau propice à cette brutalité.

    Lire l’intégralité de l’article dans La Croix.

  • Les féministes turques contre la légalisation du mariage religieux

    Un projet de loi élaboré par le gouvernement islamo-conservateur au pouvoir va autoriser les muftis à célébrer des unions au même titre que les maires.

    Lire l’intégralité de l’article dans Le Monde.

  • Les violences sexuelles touchent plusieurs millions de femmes en France

    Selon une enquête de l’INED dont les premiers résultats sont parus en 2016, les violences sexuelles toucheraient, par an, environ 600 000 femmes et 200 000 hommes en France.

    Lire l’intégralité de l’article dans Le Monde.

  • Marlène Schiappa : « Je vais déposer un projet de loi contre les violences sexuelles »

    France – La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes annonce qu’elle déposera en 2018 un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles.

    Lire l’intégralité de l’article dans La Croix.

  • Maroc: Quel bilan dans le processus de l'institutionnalisation de l'égalité ?

    Dans le cadre de sa mission de veille et conformément à son mandat, l’Association Démocratique des Femmes du Maroc a assuré le suivi des réalisations du gouvernement en matière de mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives aux droits des femmes et à l’effectivité de l’égalité entre les sexes. Lire le communiqué.

  • Les Tunisiennes musulmanes pourront dorénavant se marier avec des non-musulmans

    Une circulaire de 1973 qui encadrait l’union des Tunisiennes de confession musulmane a été annulée, à la demande du président Béji Caïd Essebsi.

    Lire l’intégralité de l’article dans Le Monde.

  • Au Maroc, le fléau des violences faites aux femmes

    La vidéo de l’agression d’une jeune fille dans un bus à Casablanca, fin août, a jeté une lumière crue sur la question du harcèlement et « la culture du viol ».

    Lire l’intégralité de l’article dans Le Monde.

  • HLM, déménagements gratuits, médiatrices : comment les autres pays luttent-ils contre les violences conjugales ?

    Des mobilisations militantes aux initiatives individuelles en passant par les politiques publiques, «Libération» a recensé quelques actions qui pourraient inspirer associations et pouvoirs publics français.

    Lire l’intégralité de l’article dans Libération.

  • Le Maroc promet une stratégie contre les violences faites aux femmes

    Le chef du gouvernement marocain Saadeddine El Othmani a promis jeudi une stratégie contre les violences faites aux femmes après une agression sexuelle qui a suscité une vague d’indignation dans le pays, mais sans donner de date.

    Lire l’intégralité de l’article dans La Libre Belgique.

  • Vivre en sécurité est un droit et non un privilège

    L’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) se dit choquée par la vidéo relatant le viol d’une jeune fille perpétré par des jeunes hommes dans un bus. Abstraction faite de la date où il a été commis, ce crime odieux, enregistré par l’un des agresseurs sur son téléphone portable, a été commis sous les yeux indifférents du conducteur et des autres passagers.

    Lire l’intégralité de l’article ici.

  • Au Maroc, des rassemblements pour dire « non à la culture du viol »

    Après la diffusion d’une vidéo montrant une agression sexuelle dans un bus, des sit-in ont été organisés par des militantes féministes dans plusieurs villes du pays.

    Lire l’intégralité de l’article sur le site Le Monde.

  • L'agression sexuelle d'une jeune fille dans un bus indigne la toile

    MOBILISATION – C’est un cri général qui s’exprime cette matinée sur les réseaux sociaux, pour dénoncer l’agression sexuelle d’une jeune fille dans un bus.

    Lire l’intégralité de l’article ici.

  • Marrakech : Victime d'un viol collectif, une autre mineure se suicide

    A 16 ans, N. A. s’est donné la mort suite à un viol collectif, suivi d’un procès « inéquitable », selon l’Association marocaine des droits de l’homme (section de Marrakech) qui demande que justice soit faite.

    Lire l’intégralité de l’article ici.

  • Turquie : les femmes manifestent pour défendre leur choix vestimentaire

    Des centaines de femmes ont défilé ce samedi 5 août à Ankara sous haute surveillance policière pour réclamer le droit de s’habiller comme bon leur semble.

    Lire l’intégralité de l’article ici.

  • Une manifestation de femmes à Istanbul pour défendre leur choix vestimentaire

    Des centaines de femmes ont manifesté ce 29 juillet à Istanbul pour dénoncer la violence et l’animosité des hommes leur demandant de se vêtir de façon conservative, rapporte l’agence Reuters. La manifestation, baptisée « Don’t Mess With My Outfit » (« Ne m’ennuie pas avec ma tenue », ndlr), a débuté dans la populaire artère commerçante Kadikoy, sur la rive asiatique de la plus grande ville turque.

    Lire l’intégralité de l’article ici.

  • Algérie : des femmes se battent pour porter des bikinis sur la plage sans se faire harceler

    Depuis quelques semaines, des Algériennes rassemblées dans un groupe facebook organisent des rendez-vous à la plage pour pouvoir porter des bikinis sans se faire harceler.

    Lire l’intégralité de l’article ici.

  • Egalité homme/femme : "Pourquoi pas?"

    Une nouvelle campagne nationale de sensibilisation au respect de l’égalité homme/femme Baptisée « 3lach la »(Pourquoi pas?)علاش لا » a été lancée, ce 20 juin. Et ce, à l’initiative de l’Association démocratique des femmes du Maroc (AFDM), en partenariat avec l’association Tanmia.ma et avec l’appui de l’Union européenne (UE).

    Lire l’intégralité de l’article ici.

  • L'appel à sanctionner l'utilisation du viol comme arme de guerre

    A la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, Denis Mukwege, gynécologue et Prix Sakharov 2014, réclame une action de l’Europe.

    Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde.

  • A Paris, des femmes dénoncent le harcèlement de rue

    Dans le quartier de la Chapelle, situé dans le nord de la capitale, des habitantes ont lancé une pétition. Les pouvoirs publics promettent de verbaliser.
    Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde.
  • 100 mesures pour endiguer les violences envers les femmes en Tunisie

    Un guide de 100 mesures pour enrayer les violences à l’égard des femmes a été présenté, le 12 mai, par l’association tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), membre d’EuroMed Droits.
    Lire l’intégralité de l’article sur Le HuffPost Tunisie.

  • Violences conjugales : « J’ai honte de ce que j’ai fait »

    « Le Monde » a pu suivre neuf hommes condamnés pour violence envers leur conjointe, qui, dans le cadre de leur peine, doivent effectuer un stage de responsabilisation.

    Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde.

  • Les violences faites aux femmes: Une conférence régionale avec des chiffres à l'appui

    La conférence régionale sur la lutte contre les violences faites aux femmes a démarré jeudi à Tunis et s’étalera sur deux jours. Elle a pour objectif d’établir un état des lieux de la situation et d’examiner défis propres à la région tout en exposant différents mécanismes, normes, bonnes pratiques et difficultés autour de la prévention, la protection et les poursuites à l’encontre des auteurs de violences.
    Lire l’intégralité de l’article sur Le HuffPost Tunisie.

  • ADFM: Combien de temps encore pour mettre en œuvre les droits des femmes ?

    Encore une journée internationale des droits des femmes sans la moindre avancée pour les femmes marocaines sous le gouvernement sortant, et encore moins face à un vide gouvernemental qui ne peut que compromettre davantage le cours de projets ayant déjà échoué à être en conformité avec la Constitution et avec les conventions internationales ratifiées par Maroc. A cette occasion, l’Association Démocratique des Femmes du Maroc s’arrête sur le piètre bilan gouvernemental, malgré un contexte politique exceptionnel

  • Journee internationale des femmes: Lutte contre les violences faites aux femmes dans la region euro méditerranéenne

    Pour marquer la Journée internationale des femmes, EuroMed Droits souhaite attirer l’attention sur les violences faites aux femmes dans le Nord et le Sud de la Méditerranée, en soulignant des tendances communes inquiétantes, ainsi qu’en fournissant des informations sur les différentes approches de lutte contre l’une des violations les plus répandues et les plus graves des droits des femmes dans la région euro-méditerranéenne. Lisez nos fiches d’information sur Chypre, l’Egypte, la France, le Maroc, la Tunisie et la Turquie.

  • France : Le viol reste un tabou pour de nombreuses victimes

    Selon une enquête de l’Observatoire national de la délinquance, seule une victime sur cinq se rend à la police ou à la gendarmerie. La très grande majorité de victimes de viol ne porte pas plainte. Cette réalité est confirmée par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dans une enquête rendue publique mercredi 8 février.
    Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde.

  • Lancement de la campagne au Maroc

    Au Maroc, le mouvement féministe et les associations des droits humains ont accumulé une expérience significative dans le domaine de la lutte contre les violences faites aux femmes. Les progrès et les avancées réalisés devraient aujourd’hui être renforcés par des mécanismes et des cadres juridiques nouveaux. La Convention d’Istanbul, première convention du Conseil de l’Europe pour la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes, est l’un des traités qui marque un tournant historique dans le système des droits de l’homme en ouvrant une voie nouvelle vers la protection des femmes des violences basées sur le genre.

    Lire l’intégralité du communiqué ici.

  • Égypte : Femmes défenseuses des droits humains, ennemies du régime

    À l’occasion du sixième anniversaire de la révolution égyptienne du 25 janvier 2011, EuroMed Droits publie le rapport «In Their Own Words – Features of the Struggle of Women Human Rights Defenders in Egypt” (Paroles de femmes défenseuses des droits humains). Ce rapport souligne les immenses obstacles auxquels sont confrontées les femmes défenseuses des droits humains (FDDH) en Egypte depuis 2011.

    Lire le rapport complet ici (en anglais uniquement).

  • Maroc : Le "tuto maquillage" de 2M pour apprendre aux femmes battues à cacher les traces de coups fait polémique

    Alors que le 25 novembre marque la journée mondiale contre les violences faites aux femmes, la matinale de 2M s’est attirée les foudres des internautes en montrant aux femmes… comment cacher leurs blessures avec du maquillage. Au cours d’une séquence surréaliste, l’experte maquillage de la chaîne Lilia Mouline explique aux téléspectatrices comment dissimuler les traces de violences conjugales avec la palette de correcteurs adéquats. Elle introduit le tuto en déclarant que « c’est un sujet dont on ne devrait pas parler mais qui existe malheureusement ». Lire l’intégralité de l’article sur le Huffington Post Maroc.

  • La Turquie pourrait dépénaliser des agressions sexuelles sur des mineurs

    Le gouvernement prévoit d’annuler les procédures si l’agresseur épouse la victime. Face aux protestations, le président Erdogan a appelé à « régler ce problème dans un esprit de large consensus ».

    Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde.

  • Evènement de lancement de campagne en Tunisie

    Ce vendredi 14 octobre, EuroMed Droits et ses organisations membres et partenaires ont lancé leur campagne sur la Convention d’Istanbul lors d’un évènement publique à Tunis. A cette occasion, l’athlète tunisienne et championne olympique, Habiba Ghribi, était présente en tant qu’ambassadrice tunisienne de la campagne. Une courte vidéo et un débat ont suivi avec les représentantes d’EuroMed Droits, du GREVIO et des acteurs clés de la société civile tunisienne (AFTD, Beity, AFTURD).

  • Deuxième anniversaire de la Convention d'Istanbul

    Pour le second anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention d’Istanbul, EuroMed Droits a récolté des témoignages de ses organisations membres engagées dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes. Au travers de ces témoignages, EuroMed Droits tente de sensibiliser sur les aspects pionniers de cette Convention et appelle toutes les organisations féministes au travers de la région euro-med à utiliser cette convention pour être mieux équipées pour améliorer la vie des femmes et enfants affectées par la violence.

La Convention d'Istanbul en bref

La violence n'est pas une fatalité, elle est ancrée dans les inégalités historiques existantes entre les hommes et les femmes.

Nous sommes au XXI siècle et pourtant, que ce soit dans l’espace privé ou dans l’espace public, nous sommes témoins, tous les jours, de violences inacceptables fondées sur le genre. Pourtant, depuis le 11 mai 2011 une convention européenne prenant spécifiquement pour cible les violences faites aux femmes et la violence domestique existe : la "Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique".

Légalement contraignante pour les pays qui l'ont ratifiée, la Convention d'Istanbul traite toutes les formes de violences faites aux femmes, y compris la violence domestique. Elle propose également des idées concrètes aux citoyens et aux ONG pour qu'ils puissent acter de véritables changements.

Mécanisme de suivi de la Convention d’Istanbul

Pour évaluer et améliorer la mise en œuvre de la Convention par les Etats, deux organismes distincts agissent en interaction ; le Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) et le Comité des Parties, composé de représentants des Parties à la Convention d’Istanbul.

C’est auprès du GREVIO que les ONG peuvent adresser leurs rapports, leurs constats, leurs informations et alerter de violences graves, répandues ou récurrentes, et qui sont pourtant couvertes par la Convention.

En savoir plus sur le GREVIO et les moyens de recours


Les quatre piliers

  • Prévention

    Programmes pour les auteurs de violence domestique et pour les délinquants sexuels;
    Association des médias et du secteur privé à l'élimination des stéréotypes de genre;
    Activités et matériels pédagogiques au sein des programmes d'éducation

  • Protection

    Mesures de protection (éloignement de l'auteur de violence domestique de son domicile; ordonnances de protection…);
    Hébergements (refuges) et centres de soutien spécialisés accessibles et adéquamment répartis;
    Permanences téléphoniques 24/7

  • Poursuites

    Définition claire et criminalisation précise de toutes les formes de violences à l'encontre des femmes;
    Elimination de l’« honneur » comme justification des crimes

  • Politiques intégrées

    Des actions conjointes de différents acteurs: ONG, Parlements, autorités locales, police, etc.
    Des ressources financières et humaines adéquates pour la mise en oeuvre

En savoir plus sur la Convention

Ce qui va changer

  • Education
    et formation

    Sensibilisation et développement des compétences des professionnel.le.s

  • Centres
    d'hébergement

    Facilité d'accès et répartition adéquate de centres d'hébergement spécialisés (refuges) et d'accueil (soutien dans les démarches, conseils..) en particulier spécialisés

  • Services d'écoute

    Obligation pour les Etats membres d'instituer un service d'assistance téléphonique national, disponible gratuitement 24/7

  • ONG

    Meilleur soutien politique et financier pour réaliser leur travail. Rôle clé dans le suivi de la mise en œuvre de la Convention par les États

  • Enfants

    Extension des dispositions de la Convention aux enfants, qui peuvent être gravement touchés, tant comme victimes directes que témoins

  • Femmes migrantes

    Protection internationale pour les victimes de violences: obligation de reconnaître les violences fondées sur le genre à l'encontre des femmes comme une forme de persécution

Vidéo : "La violence n'est pas une fatalité"

La Convention d'Istanbul par pays

La Convention d'Istanbul a été ouverte à la signature le 11 mai 2011. A ce jour, la Convention compte 42 pays signataires. Seuls 22 pays l'ont ratifiée. La Convention est également ouverte à signature aux Etats non-membres du Conseil de l'Europe, comme les pays du Sud de la Méditerranée (Tunisie, Maroc, etc.)

Carte des signatures et ratifications

Article 26 – Protection et soutien des enfants exposés
  • Etats qui ont ratifié
  • Etats qui ont signé
  • Etats qui n'ont ni ratifié, ni signé
  • Etats non-membres qui peuvent signer la Convention

Nos pays cibles

  • CHYPRE

    Il n’y a actuellement aucune assistance pour les victimes de viol

    Pour en savoir plus +
  • FRANCE

    1 femme tous les 3 jours et un enfant tous les 10 jours meurent dans un contexte de violences conjugales

    Pour en savoir plus +
  • MAROC

    Entre 2004 & 2013, le nombre de filles mineures mariées est passé de 18341 à 35152

    Pour en savoir plus +
  • TUNISIE

    95% des femmes victimes de violence n’ont jamais porté plainte

    Pour en savoir plus +
  • TURQUIE

    Ces 10 dernières années, le nombre d’homicides basé sur le genre a triplé

    Pour en savoir plus +

CHYPRE


Ces dernières années, de nombreuses améliorations ont été observées  dans la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes – et particulièrement la violence domestique –  comme l’illustre l’adoption d’un plan d’action national pour la prévention et la lutte contre la violence dans la famille (2010 -2013). Mais l’absence de la collecte systématique des données et d’analyse empêche une véritable compréhension de l’ampleur de ces crimes.

L’un des défis majeurs dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes c’est aussi que le cadre législatif actuel ne s’occupe que de la «violence familiale», qui ne fait pas la distinction entre les hommes et les femmes. La loi ne reconnait donc pas que les femmes sont les premières victimes de cette violence. [MIGS Paper, 2016].

Par ailleurs, l’absence d’un soutien réel des victimes de toutes formes de violence à l’égard des femmes/filles est également très problématique. Ainsi, à Chypre, il n’y a pas encore de services spécialisés pour les victimes de viol et d’agression sexuelle.

Selon les données disponibles, les cas de violences domestiques n’aboutissent pas à des enquêtes criminelles. Par ailleurs, les sanctions infligées aux auteurs des violences contre les femmes demeurent inadéquates, tant pour les violences domestiques que les viols. Cette faiblesse du système judiciaire est liée à un manque de sensibilisation et de compréhension des violences faites aux femmes au sein du corps judiciaire, et à l’absence d’un véritable soutien aux victimes.

Si le pays a signé la Convention d’Istanbul, il ne l’a pas encore ratifié.


STATISTIQUES – Selon la 1ère enquête nationale de 2012, portant sur les violences domestiques, 28% des femmes auraient subi une forme de violence au cours de leur vie, et notamment une violence économique (19,4%), une violence psychologique (19,3%), une violence sexuelle (15,5%), une violence sociale (14,8%) et une violence physique (13,4%). 57% des femmes ayant rapporté avoir été victimes de violence n’ont informé personne, seules 30% d’entre elles ont demandé de l’aide, tandis que 9% ont reçu des soins médicaux. [MIGS paper, 2016]

A Chypre, 1 femme sur 5 a révélé d’avoir subi une violence physique et / ou sexuelle par un partenaire et / ou d’un non-partenaire. 39% des femmes ont subi des violences psychologiques par un partenaire, et 39% de harcèlement sexuel. [FRA, 2014].

Selon l’enquête européenne sur les violences à l’égard des femmes menée par l’Agence des droits fondamentaux (FRA) en 2014, 1 femme sur 5 a subi des violences physiques et/ou des violences sexuelles depuis l’âge de 15 ans. Plus précisément, 14% des femmes ont subi des violences physiques par leur partenaire. Selon les rapports de la police, 57 cas de viols ont été signalés entre 2012-2014 et 30 féminicides ont été déplorés à la suite de violences conjugales entre 2003-2013.

FRANCE

Rien qu’en 2015, 115 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, et 7 femmes ont été tuées par leur partenaire non-officiels (amants, petits-amis, relations épisodiques…).

En moyenne, chaque année, on estime que 223 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences conjugales sous ses formes les plus graves (violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint). Parmi elles, 14% ont déposé plainte. 68% des victimes estiment que ces violences ont eu des répercussions importantes sur leur santé psychologique et, à 54%, qu’elles ont entraîné des perturbations dans leur vie quotidienne. 143 000 enfants vivent dans un foyer avec violences conjugales.

En 2015, 36 enfants ont été tués dans le cadre de ces violences conjugales… 96 autres enfants sont devenus orphelins.

On estime chaque année, que près de 84 000 femmes, âgées de 18 à 75 ans, sont victimes de viols ou de tentatives de viol. Dans 90% des cas, l’agresseur est connu de la victime.  Seules 10% des victimes déposeraient plainte.

Depuis le 1er janvier 2014, le 3919 « Violences Femmes info », est le numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de violences. En 2014, la plateforme téléphonique a traité plus de 50 000 appels. Parmi eux, près de 39 000 concernaient des violences faites aux femmes, majoritairement conjugales (source FNSF).

MAROC

Le Maroc n’offre pas de protection intégrale aux femmes contre les différents types de violences dont elles peuvent être victimes. Si la Constitution prohibe la discrimination et les « traitements cruels, inhumains, dégradants ou portant atteinte à la dignité », le Code pénal, dont la réforme est en cours, n’assure pas de protection effective aux femmes contre ce type de violence.

Le viol est considéré comme un crime à l’encontre de la moralité et non comme un crime à l’encontre d’une personne. Le viol conjugal, le harcèlement sexuel au sein de l’espace public ainsi que les violences psychologiques ne sont pas encore incriminés dans le Code pénal.

Bien que le Maroc soit signataire de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), le pays ne reconnaît d’obligation à l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes que si celle-ci n’est pas contradictoire avec la charia.

Les services d’écoute et d’hébergement destinés aux femmes et aux filles victimes de violences sont généralement mis en place par la société civile, mais ils manquent de moyens et restent insuffisants. Cette situation est encore plus critique dans le milieu rural. [Factsheet]


STATISTIQUES – En 2009, une enquête sur la Prédominance des violences à l’égard des femmes a été réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP)[1]. Cette enquête révèle que, sur une population de 9,5 millions de femmes âgées de 18 à 64 ans, plus de 62% d’entre elles ont été violentée, sous une forme ou une autre, durant les douze mois précédant l’enquête. C’est dans le contexte conjugal que la prévalence est la plus forte (55%).

Violence sexuelle : Plus de 2 millions de femmes (23%) ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie. Ces victimes sont trois fois plus nombreuses en milieu urbain (2,2 millions) qu’en milieu rural (712.000).

Psychologique : C’est la forme de violence la plus répandue avec un taux de plus de 48%. Plus de 4,6 millions de femmes en sont victimes.

La violence économique, qui consiste notamment à priver une femme de ressources, est subie par plus de 180.000 femmes (plus de 8%). Elle est d’ailleurs plus répandue en milieu rural qu’en milieu urbain (6%).

Si les violences qui surviennent dans les lieux publics sont rapportées aux autorités à plus de 17%, les plaintes pour violences conjugales en revanche sont dérisoires (3%).

 

TUNISIE

La Tunisie a toujours été présentée comme un pays précurseur en matière de protection et de respect du droit des femmes dans le monde arabe. Le Code du statut personnel, établi en 1956, instaure l’égalité des sexes et émancipe la femme tunisienne. La Constitution de 2014 édicte d’ailleurs l’égalité entre citoyens et oblige l’État à lutter contre les violences faites aux femmes.

En 2010, une enquête nationale du gouvernement révèle des taux de violence alarmants.

Rendue publique en 2011, l’enquête dévoile que près d’une femme sur deux, âgée de 18 à 64 ans, a été victime d’une forme de violence au cours de sa vie. La violence physique prévaut (31,7%), suivie des violences psychologiques (28,9%), des violences sexuelles (15%) et des violences économiques (7,1%). Mais trop de femmes victimes de violence se taisent encore : seules 5% d’entre elles portent plainte.

En 2016 une autre enquête souligne que plus de 53% des femmes ont déjà subi une forme de violence dans l’espace public, et ce seulement entre 2011 et 2015.

L’adoption d’une loi spécifique contre les violences faites aux femmes apparaît donc comme indispensable au regard de la situation actuelle. En mars 2014, le ministère des Affaires de la femme et de la famille (MAFF) appelle donc à un nouveau projet de loi.

TURQUIE

Jusqu’à la fin des années 1990, la législation criminalisant les violences faites femmes était largement insuffisante et inefficace. En 2012, la Loi sur la protection de la famille et la prévention des violences à l’égard des femmes (6284) marque un pas décisif, mais son application reste encore très inégalitaire.

Le nouveau plan d’action national de lutte contre la violence à l’égard des femmes (2016-2019), préparé avec la participation limitée d’ONGs, n’a pas encore été institué. D’ailleurs, aucun rapport portant sur l’efficacité et les résultats des plans précédents n’a été délivré.

Si la Turquie a été le premier pays à ratifier la Convention d’Istanbul, des amendements législatifs dans la loi turque restent en attente, et ce 2 ans après l’entrée en vigueur de la Convention.

Faisant suite à l’adoption de la loi sur la protection de la famille et la prévention des violences à l’égard des femmes (N.6248), le gouvernement a créé plusieurs centres de prévention de la violence et des centres d’observation (SONIM), chargés de suivre et soutenir l’exécution de loi. Pourtant, de nombreuses ONGs rapportent que ces centres restent trop peu nombreux et difficiles d’accès, inefficaces en somme.

Selon les autorités turques, 137 abris d’une capacité totale de 3442 places, sont accessibles, un chiffre extrêmement faible en comparaison d’une population féminine rapportée à près de 39 millions. [Voir le rapport d’ONGs fantômes sur la CEDAW en 2016]


STATISTIQUES – Au cours des dix dernières années, le nombre d’homicides liés au genre a triplé. Entre 2003 et 2013 la violence domestique a augmenté de plus de 1.400%, et au cours des 8 premiers mois de 2016, 175 femmes ont été tuées.

Pour la première fois, une étude détaillée de la violence domestique contre les femmes en Turquie a été réalisée en 2008, et mise à jour en 2014. Selon cette dernière, 38% des femmes auraient subies des violences physiques et/ou sexuelles et 89 % d’entre elles n’auraient pas fait appel aux institutions/organisations.

Selon le rapport mondial sur la parité entre hommes et femmes, la Turquie se classe au 125eme rang parmi 142 pays, position la plus basse parmi les pays de l’OCDE. Ainsi, seulement 24% des femmes sont employées en Turquie ; la plupart d’entre elles ont des emplois très peu rémunérés, et à peine 12% des dirigeants turcs sont des femmes.

Quant à l’avortement, un nouveau projet de loi a été rédigé en février 2013 ; il permet aux professionnels de la santé de refuser de participer à une interruption volontaire de grossesse et il prévoit un délai de réflexion obligatoire pour les femmes.

Enfin le pays affiche un taux indécent de mariages de jeunes filles mineures. On estime que 14% des jeunes filles sont mariées avant l’âge de 18 ans [Etude IHD-FIDH sur la CEDAW, 2016]

 

Ce que vous pouvez faire sur le terrain

Le 3919 « Violences Femmes info » est, depuis le 1er janvier 2014, le numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de toutes formes violence (violences conjugales, violences sexuelles, mariages forcés, mutilations sexuelles féminines, violences au travail). Ce numéro gratuit a été initialement lancé par le FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes) en 1992.