Droits humains bafoués en Egypte

ÇA SUFFIT

Dernières nouvelles

  • Shawkan condamné à cinq ans de prison

    Le photojournaliste et lauréat du Prix Mondial de la liberté de la presse Unesco, Mahmoud Abu Zeid, également connu sous le nom de Shawkan, devrait être libéré prochainement. Le 8 septembre, un tribunal pénal l’a condamné à cinq ans de prison, qu’il a déjà purgées en détention preventive. L’audience faisait partie d’un procès de masse contre des manifestants présumés lors du sit-in de Rabaa en août 2013. Dans le cadre de cette affaire, 75 accusés ont été condamnés à mort.

  • Audience prolongée pour Amal Fathi

    Le tribunal correctionnel de Maadi a reporté le procès d’Amal Fathi au 22 septembre pour répondre à certaines demandes formulées par les avocats. Son cas concerne une vidéo qu’elle aurait publiée sur Facebook dénonçant le harcèlement sexuel.

    Amel Fethi est accusée du terrorisme dans une autre affaire, où la prolongation de sa détention preventive est attendue le 12 septembre.

  • Déclaration contre la légalisation par l’Égypte du blocage de sites Internet et la surveillance des communications

    Nous, soussignés, appelons à l’abrogation immédiate de la loi de « lutte contre la cybercriminalité« , ainsi qu’à l’examen et la réforme des articles sur la surveillance de l’internet et le blocage des sites Web dans la loi sur la réglementation de la presse et des médias.

    Cliquez ici pour lire la déclaration complète en anglais

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    (en anglais uniquement)

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Les activistes

Travel ban :
Interdiction de quitter le territoire
Asset freeze :
Gel des avoirs
Harrassed :
Harcelèment

Amal Fathi

Amal Fathi

en prison depuis 133 jours

L’activiste Amal Fathi a été arrêtée pendant la nuit du 11 mai 2018 dans son appartement au Caire. Elle était chez elle avec son mari Mohamed Lotfy, directeur du Comité Egyptien pour les Droits et les Libertés, et leur fils de trois ans. Leurs téléphones ont été saisis et leur maison fouillée, puis ils ont été arrêtés. M. Lotfy a été relâché le lendemain pour s’occuper de leur enfant. Mme Fathi a été gardée en détention préventive 15 jours pour « avoir incité le renversement du gouvernement, publié des mensonges et une mauvaise utilisation des réseaux sociaux ». L’accusation se base sur une vidéo que Fathi a posté sur Facebook pour dénoncer l’absence de protection des femmes contre le harcèlement sexuel par le gouvernement égyptien. Elle est actuellement encore en détention préventive, car celle-ci continue d’être renouvelée de 15 jours en 15 jours.

Take Action

Wael Abbas

Wael Abbas

en prison depuis 120 jours

Wael Abbas, journaliste et chef-bloggeur à Misr Digital, a été prélevé de sa maison en Égypte pendant la nuit du 24 May 2018. Il a pu écrire un statut sur son profil Facebook pour informer ses amis sur l’arrestation avant que son téléphone et son ordinateur soient saisis par les autorités égyptiennes. Il est couramment en détention préventive pour 15 jours en attente d’investigation, dans le cas de sécurité d’État n. 441/2018. Il est accusé d’avoir supporté un groupe terroriste à attendre ses objectifs, en propageant des fausses nouvelles et en abusant des réseaux sociaux.

Take Action

Magdy Abdel Hamid

Magdy Abdel Hamid

Dr. Magdy Abdel Hamid a travaillé comme consultant en développement politique, société civile, programmes de training et politiques des droits humains. Il a été consultant aussi pour les agences des Nations Unies et IDEA, DRI, EPD, UE. Il est President de l'Association Egyptienne pour l'amelioration de la participation communautaire (EACPE).

Le 2 Octobre 2017, en route pour Amman pour participer au Forum Politique sur le Développement, organisé par le Partenariat Euro-Méditerranéen, il a été empêché de quitter l'Egypte.

Take Action

Suzanne Fayyad

Suzanne Fayyad

Dr. Suzanne Fayyad, fondatrice du Centre Al-Nadeem pour la Réhabilitation des Victimes de Violence et de Torture, a fait l’objet d’une interdiction de voyager le 18 octobre par les autorités aéroportuaires du Caire. Elle a été informée que cette interdiction a été ordonnée par la magistrature d’investigation, alors qu’elle s’apprêtait à prendre un vol pour participer à une conférence en Tunisie sur la réhabilitation d’enfants victimes de torture. Jusqu’à présent les raisons pour cette interdiction de voyager ne sont toujours pas claires. Elle pourrait être liée au procès à l’encontre d’ONGs sur le financement extérieur (connu sous « NGO foreign funding case »), un procès qui a mené à des investigations à l’encontre de plusieurs ONGs résultant dans des interdictions de voyager pour plusieurs défenseur(e)s des droits humains.

Take Action

Ibrahim Metwally Hegazy

Ibrahim Metwally Hegazy

en prison depuis 376 jours

Avocat spécialisé dans les droits humains, Ibrahim Metwally Hegazy est le cofondateur de l’Association des familles de victimes de disparition. Ibrahim Metwally Hegazy représente les familles des victimes de disparition forcée par l’État égyptien. Il a notamment fourni des conseils juridiques à la famille de Giulio Regeni, l’étudiant italien à l’université de Cambridge qui a disparu au Caire le 25 janvier 2016 et dont le corps sans vie a été retrouvé portant de nombreuses traces de torture extrême.

Ibrahim Metwally Hegazy a été arrêté le 10 septembre 2017 à l’aéroport international du Caire avant de partir pour Genève afin d’assister à une session du groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires, à laquelle il avait été convié. Ibrahim Metwally Hegazy est accusé d’avoir fondé et de diriger une organisation créée illégalement. Il est actuellement détenu dans la tristement célèbre prison de haute sécurité de Tora, dans le bâtiment appelé « al-Aqrab » (« scorpion »).

Take Action

Hanan Badr el-Din

Hanan Badr el-Din

en prison depuis 501 jours

Militante égyptienne des droits humains, Hanan Badr el-Din est la cofondatrice de l’Association des familles des Victimes de disparition. Elle a commencé à milité en faveur des droits humains après la disparition forcée de son mari, Khalid Mohamed Hafez Ezz el-Din, lors d’une manifestation en 2013. Au cours de ses recherches sur la disparition de son mari, Hanan a rencontré plusieurs personnes cherchant, elles aussi, des proches victimes de disparition forcée. Ses multiples rencontres avec les familles de victimes l’ont conduite à créer l’Association des familles des Victimes de Disparition pour réagir face à l’utilisation croissante de cette pratique par le gouvernement égyptien.

Hanan a été arrêtée le 6 mai 2017, alors qu’elle rendait visite à un détenu victime de disparition forcée à la prison de Qanatar, au nord du Caire, pour lui demander des informations sur la disparition de son mari. Après sa visite, les effets personnels de Hanan lui ont été confisqués, dont une note manuscrite sur laquelle figuraient des informations sur l’endroit où se trouvait son mari. Peu après, les agents pénitentiaires l’ont arrêtée, l’accusant d’avoir tenté de faire entrer des documents et des objets interdits dans la prison. Elle a été détenue pendant trois heures, puis interrogée par des agents de l’Agence de sécurité nationale (ASN) sans la présence d’un avocat. Le 8 mai, l’ASN a affirmé dans son rapport que Hanan Badr el-Din était membre de l’organisation interdite des Frères musulmans. Le jour même, le parquet a ordonné sa détention préventive pendant 15 jours, afin d’approfondir l’examen de son dossier. Sa détention ne cesse d’être renouvelée depuis lors.

Take Action

Alaa Abdel Fattah

Alaa Abdel Fattah

en prison depuis 1249 jours

Alaa Abdel Fattah est un activiste égyptien, développeur qui a été aux premières lignes du combat pour le changement en Egypte depuis de nombreuses années, travaillant sans relâche pour « le pain, la liberté et la justice sociale » indispensables à la révolution de 2011. Par conséquent il a comme malheureuse distinction d’avoir été arrêté non seulement  par Mubarak, mais aussi par tous les différents régimes qui ont dirigé l’Egypte depuis la révolution de 2011.

Alaa purge actuellement une peine de 5 ans de prison en Egypte après un jugement qui a été considéré comme injuste par les observateurs internationaux. Il a été accusé d'avoir organisé une manifestation contre les procès militaires devant le Conseil Consultatif. Son cas, monitoré et considéré injuste par EuroMed Rights, est passé devant la Cour de Cassation, qui lui a confirmé la peine de 5 ans. La Cour a néanmoins changé les conditions: au lieu d'être emprisonné dans une prison d'haute sécurité, il a pu être transféré dans une prison populaire. Il devra aussi payer une amende. Alaa est le seul defendant dans le cas du Conseil Consultatif qui n'as pas reçu le pardon présidentiel et libéré.

Depuis qu’il est en prison Ahmad Seif, le père d’Alaa célèbre avocat constitutionnel et des droits humains, est mort à 60 ans, et sa jeune sœur Sanaa a été jugée – aussi pour protestation – et a purgé 14 mois d’une peine de 2 ans.

Alaa est aussi impliqué dans un deuxième cas, avec 24 autres activistes pour les droits de l'homme (inclus Amr Halzawy) pour des tweets relatifs à l'Independence du système judiciaire en Egypte

Sur Facebook la campagne (en anglais) pour la liberation d'Alaa.

 

 

Take Action

Ismail Al-Iskandarani

Ismail Al-Iskandarani

en prison depuis 1027 jours

Ismail Al-Iskandarani est un chercheur et journaliste détenu depuis son retour en Egypte d’Allemagne le 29 novembre 2015.

Après avoir été retenu pendant plus de 10 heures à l’aéroport de Hurghada, il a ensuite été déplacé au parquet de la sécurité de l’État, après que les autorités aient fouillé son ordinateur et trouvé des articles qu’il avait écrit sur le Sinaï et d’autres sujets politiques. Il a été interrogé sur l’accusation d’appartenance à un groupe illégal, les frères musulmans, et la diffusion de leurs idées, ainsi que d’avoir diffusé de fausses informations.

Mr Iskandarani est l’un des seuls journalistes et chercheurs bien informés ayant publié considérablement sur la politique, la sécurité et la situation des droits humains dans la péninsule du Sinaï. Dans ce contexte il a apporté des analyses rares et crédibles sur les conditions endurées par la population du Nord Sinaï, une région où l’armée balaie sévèrement toute action ou attitude insurrectionnelle.

Aprés avoir passé plus de deux ans en detention preventive, le 23 mai 2018 Iskandarani a été condamné à 10 ans de prison.

Lisez-en plus sur son blog (en arabe) sur le Sinaï et la petition pour sa libération.

Ismail al-Iskandarani était un chercheur associé avec l'Initiative de Reforme Arabe, et il a été chercheur prés du Woordrow Wilson Intertnational Center for Scholars à Washington.

Take Action

Mahmoud Abu Zeid (Shawkan)

Mahmoud Abu Zeid (Shawkan)

en prison depuis 1864 jours

Mahmoud Abu Zeid, connu comme Shawkan, est un photojournaliste égyptien arrêté avec deux autres journalistes alors qu'ils prenaient des photos du massacre de Rabaa le 14 août 2013. Son cas est part du mass trial contre 700 defendants qui ont été arrêtés suite aux manifestations contre le coup militaire, dans ce qui est connu comme le cas de "dispersion de Rabaa".

Au moment de l'arrestation, la police ne lui a pas expliqué les raisons, ni présenté un mandat. Il a été transféré à la station de police au Caire et interrogé sans son avocat. Après ça, il a été déporté, avec des autres prisonnier des manifestations de Rabaa, dans la prison de Abu Zaabal. En décembre 2013 il a été transfère dans la prison de Tora, ou apparemment il est détenu dans une celle de 3 x 4 metres avec 12 autres personnes.

Dans sa lettre qu'il a écrit en mai 2015, marquant ses 600 jours en détention préventive, Shawkan raconte les difficultés de ses conditions en prison:

"La prison de Tora est comme un cimetière. C'est un endroit où les rêves viennent mourir".

Il a passé quatre ans en détention provisoire, et ce n'est que le 26 mars 2016 qu'il a été accusé de neuf infractions, y compris un meurtre qui l'expose au risque de la peine de mort. Les autre chefs d'inculpation comprennent l'appartenance à une bande criminelle, une tentative de meurtre, la participation à un rassemblement dans le but d'intimider et de semer la terreur, la tentative de renverser le régime par la force, resistance aux autorités et perturbation de l'espace public. Il a passé plus des quatre ans en détention préventive. Dans l'une des dernières séances de son procès qui a eu lieu le 27 décembre 2016, le juge a lu un rapport du médecin de la prison de Tora, qui a déclaré que Shawkan était en bonne santé. Cela contredit les affirmations de la famille de Shawkan selon lesquelles il a été diagnostiqué avec l'hépatite C avant son arrestation le 14 août 2013.

Shawkan a accusé les autorités pénitentiaires d'abus physiques et de prévention de l'accès aux médicaments et aux produits d'hygiène personnelle. En attendant, le procès en cours a été systématiquement ajourné, dans l'attente d'un rapport sur des vidéos documentant la dispersion violente des rencontres fraternelles pro-musulmanes en août 2013 et une réponse de l'Agence centrale de sécurité égyptienne.

Le 3 Mars dernier, le procureur a demandé pour lui la peine capitale (mort par pendaison). Il convient de noter que jusqu'à présent, aucune preuve n'a été présentée pour établir que Mahmoud Abu Zeid est responsable des infractions dont il est accusé et que sa caméra n'a pas été utilisé comme preuve qui rend son statut de prisonnier ambigu.

Take Action

Hisham Jaafar

Hisham Jaafar

en prison depuis 1066 jours

Hisham Gaafar est le directeur de la Foundation Mada pour le développement des médias et membre du Syndicat des journalistes. Il a été arrêté lorsque les forces de sécurité ont pris d'assaut le siège de Mada le 21 octobre 2015. Il a été interrogé et ses avocats ont été empêchés d'assister à l'interrogatoire. Il est accusé de recevoir un financement étranger illégal et d'appartenir aux Frères musulmans, une organisation qui a été interdite.

Depuis son arrestation, la Cour Pénale continue à renouveler sa detention pour 45 jours additionnels. Il reste en détention préventive à la prison d'Al-Aqrab, dans l'aile de sécurité maximale de Tora.

Octobre 2017 a marqué 2 ans de detention preventive pour Gaafar, qui est la période maximale prévue par la loi. Les organisations des droits humains ont plusieurs foi souligné ses conditions des sante qui empirent chaque jour à cause de la manque d'assistance médicale en prison.

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Azza Soliman

Azza Soliman

Azza Soliman est une grande avocate et la fondatrice du Centre for Women's Legal Assistance (CEWLA). Elle y siège actuellement au conseil d'administration. CEWLA est une organisation féministe qui s'emploie à promouvoir l'égalité des sexes, en mettant particulièrement l'accent sur la réforme législative et la sensibilisation.

Le 17 novembre, le compte bancaire personnel d'Azza Soliman et celui de son cabinet d'avocats LJP (Avocats pour la Justice et la Paix) ont été gelés par des instructions de la Banque Centrale comme pour Nadeem.

Le 19 novembre, les autorités égyptiennes ont été informées qu'elle était interdite de voyager, alors qu'elle partait en Jordanie pour participer à une formation sur les droits de l'homme.

Le 7 décembre, elle a été arrêtée chez elle et escortée au poste de police par les forces de sécurité égyptiennes. Elle a ensuite été transférée au tribunal de New Cairo où elle a été interrogée par le juge d'instruction du cas n ° 173, connu sous le nom de cas de financement étranger. Libéré sous caution dans la soirée, elle est actuellement en cours d'enquête auprès du juge d'instruction.

Azza Soliman a été témoin du meurtre de la militante Shaimaa ElSabbagh, tuée en protestant pacifiquement le 24 janvier 2015. Deux mois plus tard, le bureau du Procureur Qasr El Nile au Caire a changé le statut de Mme Soliman de témoin du meurtre de Shaimaa ElSabbagh a celui de défenseur, accusé de protester illégalement. Elle a été acquittée des accusations, mais le procureur a ensuite demandé un renvoi en cours d'appel.

Take Action

Malek Adly

Malek Adly

Malek Adly est un avocat réputé des droits humains et directeur du réseau d’avocats à l’Egyptian Centre for Economic and Social Rights (ECESR), qui cherche à promouvoir et mobiliser les mouvements sociaux pour diffuser la culture des droits humains.

Il est l’un des fondateurs du front pour la défense des protestataires égyptiens, un groupe composé de 34 organisations de droits humains et plusieurs avocats, qui rend compte des pratiques illégales réalisées par les forces de police contre les manifestants pacifiques.

Suite à son arrestation au Caire le 5 mai 2016, Maled Adly a été accusé de tentative de renversement du régime, et transféré à la prison de Tora au Caire.

Il semblerait qu’il ait été maltraité et battu en détention, et que ses droits de visite de sa famille et de ses avocats lui ont été refusés. Sa famille a apporté au défenseur des droits humains de la nourriture, des vêtements et des médicaments puisque la prison ne lui en fournissait pas, mais il n’a pas été autorisé à les recevoir.

Après près de 4 mois d’enfermement en isolation, Malek Adly a été relâché le 28 août 2016. Bien que libéré, il est toujours poursuivi et fait désormais l’objet d’une interdiction de voyager.

Take Action

Esraa Abdel Fattah

Esraa Abdel Fattah

Esraa Abdel Fattah est une activiste politique égyptienne qui lutte via les médias digitaux pour les droits humains et la défense des mouvement de protestations des jeunes en Egypte.

Le 13 janvier 2015, Mme Abdel Fattah a été interdite de prendre un avion pour l’Allemagne. Elle a porté plainte pour retirer cette interdiction de voyager, mais la Court Administrative du Caire l’a maintenue en juin 2015 et ensuite en décembre 2015.

Cela fait maintenant près de 2 ans qu’elle a une interdiction de voyager sans aucun procès à son encontre, mis à part avoir été informée qu’elle faisait partie du cas d’investigation n° 173/2011, connu sous le nom de financement extérieur (“foreign funding” case), dans lequel de nombreux défenseurs égyptiens des droits humains sont ciblés.

Take Action

Mozn Hassan

Mozn Hassan

Mozn Hassan est une défenseure des droits humains égyptienne et la fondatrice et Directrice Exécutive de l’organisation féministe Nazra for Feminist Studies (www.nazra.org), qui travaille en Egypte et la région MENA pour l’égalité des genres et la lutte contre les violences faites aux femmes.

En mars 2016, elle a été appelée devant le juge pour le procès sur le financement extérieur après sa participation à la Commission de l’ONU sur le Statut des Femmes (CSW).

En juin 2016, les autorité aéroportuaires du Caire l’ont empêchée de prendre un avion pour Beyouth. Cette interdiction de voyager est une représaille claire destinée à la réduire au silence et à l’empêcher de prendre part à un meeting de plaidoyer international.

Mme Hassan a également publié de nombreux articles sur les violences sexuelles faites aux femmes dans l’espace public et la participation des femmes dans la politique. Elle est une des lauréates 2016 pour le Right Livelihood Award, mais n’a pas pu recevoir son prix à cause de son interdiction de voyager.

Take Action

Gamal Eid

Gamal Eid

M. Eid est un avocat qui a obtenu son diplôme du «Collège de droit de l'Université Ain Shams et a été avocat de la défense dans plusieurs affaires relatives aux droits de l'homme au cours de l'ère de Moubarak.

Gamal Eid est un important défenseur des droits de l'homme et directeur exécutif du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme (ANHRI). M. Eid a fondé ANHRI en 2004 dans le but d'établir une organisation pour défendre les droits de l'homme en général et la liberté d'expression en particulier en Egypte et dans le monde arabe grâce à la recherche et au soutien juridique aux victimes.

Le 4 février 2016, les fonctionnaires de l'aéroport du Caire ont refusé à M. Eid d'embarquer dans un vol vers Athènes. Il n'en avait pas connaissance au préalable, pas de notification ni de convocation pour enquête sur l'interdiction de voyager et n'a reçu aucune information sur l'organe judiciaire responsable.

 

Take Action

Mohamed Zaree

Mohamed Zaree

Mohamed Zaree est le directeur du bureau égyptien de l’Institut égyptien pour les études des droits humains (Cairo Institute for Human Rights Studies – CIHRS) depuis 2014. Il est responsable de la recherche au CIHRS, education sur les droits humains, plaidoyer au niveau national en Egypte. Il est aussi coordinateur du Forum des ONGs égyptiennes pour les droits humains indépendantes, qui a été crée en 2007.

Depuis 2012, Mohamed Zaree a représenté CIHRS au sein de plusieurs commissions pour preparer la nouvelle loi sur les ONG en Egypte. Il a préconisé pour la liberté d'association avec différents ministres égyptiens sous la présidence du Conseil Supreme des Forces Armées, Mohamad Morsi et Adly Mansour.

Le 26 mai 2016, il a été empêché de prendre un vol à l’aéroport du Caire, informé qu’il était soumis à une interdiction de voyager sur base d’un ordre par le juge concernant le procès n° 173/2011, connu sous le nom de financement extérieur (“foreign funding case”).

Mohamed Zaree est un des protagonistes du mouvement égyptien pour les droits humains et il reste le représentant du CIHRS en Egypte. Sa sécurité et liberté sont en risque à cause des prosecutions liés au foreign funding case, dont nombreux defendants des droits des hommes sont victimes. Entre les mesures répressives, les avoirs de CIHRS ont été gelés depuis Septembre 2016.

En Octobre 2017, Mohammed Zaree a reçu le prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits humains. Comme il est sous l'interdiction de voyager, il n'as pas pu participer à la cérémonie pour le prix: sa femme et les deux filles sont allée à Genève pour le recevoir de sa part.

Take Action

Negad El Borai

Negad El Borai

Negad El Borai est un important avocat des droits de l'homme et un personnage bien connu dans la société civile égyptienne. Il préside le cabinet d'avocats United Group for Law, qui fournit un soutien juridique aux organisations de la société civile et aux victimes de violations des droits de l'homme. L'entreprise s'engage également dans le suivi et la documentation des violations des droits de l'homme relatives à la liberté d'expression et d'opinion, et organise des ateliers pour sensibiliser à ces questions.

En mars 2015, le Conseil supérieur de la magistrature a déposé une plainte contre lui pour rédiger une loi pour la prévention de la torture conformément aux engagements internationaux de l'Égypte, en organisant un atelier de discussion ouverte avec d'autres experts et en préconisant sa promulgation devant les autorités égyptiennes. Depuis lors, il a été convoqué à cinq reprises et a été arrêté pour «mettre en œuvre des activités en matière de droits de l'homme sans permis», «délibérément répandre de fausses informations dans le but de nuire à l'ordre public ou à l'intérêt public» et de «recevoir des fonds illégaux».

En juillet 2017, un tribunal administratif a interdit à United Group de mener des activités relatives aux droits de l'homme, en approuvant ainsi la décision du ministère des Affaires sociales d'interdire la reconnaissance du cabinet d'avocats en tant que groupe de la société civile pour avoir violé la loi sur les associations et les organisations non gouvernementales (loi 84/2002).

Negad El Borai fait actuellement l'objet d'une interdiction de voyager qui entrave son travail pacifique. L'interdiction de voyager, fondée sur le cas controversé de financement étranger, lui a été notifiée en janvier 2017 alors qu'il tentait d'assister à une conférence en Jordanie.

Take Action

Ahmed Ragheb

Ahmed Ragheb

M. Ahmed Ragheb est avocat et fondateur de la Communauté Nationales pour les Droits Humains et la Loi (NCHRL). Il travaille à la promotion et à la protection des droits de l'homme par la NCHRL et en tant qu'avocat.

Le 15 novembre 2016, M. Ahmed Ragheb a été informé par des responsables du contrôle des passeports de l'aéroport international du Caire qu'il a été empêché de voyager en vertu d'une ordonnance judiciaire rendue contre lui en mai 2016 par un juge d'instruction, apparemment en relation avec le "cas de financement étranger" contre les ONG. Il voyageait au Maroc pour participer à la vingt-deuxième session de la Conférence des Parties (COP 22) de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique. La commande a été émise à son insu et sans accusations connues contre lui.

Take Action

Abdel Hafez Tayel

Abdel Hafez Tayel

Abdel Hafez Tayel est le fondateur du Centre Egyptien pour le droit à l’éducation, une organisation qui promeut l’éducation aux droits de l’homme en Egypte.

Le 17 septembre 2016, la Cour pénale du Caire a confirmé l’ordonnance visant à geler ses biens personnels en raison d’une accusation de recouvrement illégal de fonds étrangers. S’il est reconnu coupable, il peut faire face à 25 ans d’emprisonnement.

En novembre 2016, Abdel Hafez Tayel se rendait au Koweït pour assister à une conférence internationale sur l’éducation lorsque les autorités aéroportuaires l’ont détenu pendant plusieurs heures avant de lui ordonner de rentrer chez lui. Il a été empêché de voyager.

En juin 2017, Abdel Hafez Tayel a été convoqué pour interrogatoire, formellement accusé et interrogé par le juge d’instruction dans le «cas de financement étranger» contre les ONG. Tayel est accusé de recevoir un financement étranger dans le but de nuire à la sécurité nationale, en créant le Syndicat des enseignants indépendant en violation de la loi, de l’évasion fiscale et de la «fraude morale».

Tayel a également été interrogé sur un article qu’il a écrit en accusant l’ex-président Moubarak d’être un criminel.

Take Action

Aida Seif Al-Dawla

Aida Seif Al-Dawla

L’une des fondatrices du Centre Al-Nadeem pour la réhabilitation des victimes de violence à fait l’objet le 23 novembre 2016 d’une interdiction de voyager en raison de son implication dans un procès non précisé.

Elle a reçu un avis préalable de l’interdiction du procureur, plus un officier à l’aéroport, où elle a été arrêtée pour la première fois.

La clinique de réadaptation du Centre Al-Nadeem a été menacée de fermeture en février 2016 suite à un différend avec le ministère de la Santé sur la légalité du travail de plaidoyer de l’équipe contre la torture. La fermeture a été exécutée un an plus tard en 2017 et est actuellement contestée par le centre judiciaire. L’affaire a été ajournée à septembre 2017.

Take Action

Nasser Amin

Nasser Amin

Nasser Amin est le directeur du Centre arabe pour l’indépendance de la magistrature et de la profession juridique en Egypte, ainsi que le Président du Comité des plaintes du Conseil national quasi officiel des droits de l’homme. Il a travaillé sur les cas de disparitions et de torture, qu’il a décrit comme un schéma systématique.

Le 14 juillet 2016, il a été empêché de se rendre à Beyrouth pour une conférence par les agents de sécurité de l’aéroport international du Caire sur la base d’une ordonnance du procureur général. La raison de l’interdiction de voyager n’a pas été indiquée par les autorités.

Take Action

Hoda Abd El-Wahab

Hoda Abd El-Wahab

Hoda Abd El-Wahab est avocate et directrice générale du Centre arabe pour l’indépendance de la magistrature et de la profession juridique, une organisation régionale établie au Caire en mars 1997

Le 20 juin 2016, elle voyageait à Oslo pour participer à une conférence internationale sur la peine de mort lorsqu’elle a été informée par des fonctionnaires de l’aéroport international du Caire qu’une ordonnance judiciaire lui interdisait de voyager. Hoda Abd El-Wahab croit que cela est lié au cas 173/2011, connu sous le nom de cas de financement étranger contre les ONG en Égypte, qui a été rouvert en 2016. Elle n’a pas été officiellement informée de cet ordre et n’a pas encore été informée de toutes les autre mesures à prendre.

Take Action

Hossam Al-Din Ali

Hossam Al-Din Ali

Le 27 février 2016, le directeur de l’Académie démocratique égyptienne, Hossam Al-Din Ali, a été arrêté à l’aéroport international du Caire et interdit de voyager aux États-Unis. Il se rendait à une conférence internationale sur les moyens de lutter contre la corruption. Il a découvert son interdiction de voyage à l’aéroport international du Caire, n’ayant pas été informé au préalable.

Take Action

Hossam Bahgat

Hossam Bahgat

Hossam Bahgat est un défenseur égyptien des droits de l’homme et journaliste d’investigation. Il est le fondateur de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels et un journaliste pour Mada Masr. Il a été arrêté du 8 au 10 novembre 2015, convoqué par des services de renseignements militaires pour «publier de fausses nouvelles qui nuisent aux intérêts nationaux et diffusant des informations perturbant la paix publique». Il avait écrit une série d’articles concernant l’armée et les procès militaires.

En janvier 2016, il a de nouveau critiqué le régime égyptien, lorsqu’il a soutenu que le «niveau de répression maintenant [est] nettement plus élevé qu’il ne l’était sous le régime de Moubarak».

En février 2016, il a été empêché de se rendre en Jordanie pour participer à une conférence de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale sur la justice dans le monde arabe.

Le 17 septembre 2016, le tribunal pénal du Caire a confirmé l’ordonnance visant à geler ses biens personnels.

Take Action

Omar Hazek

Omar Hazek

Omar Hazek est défenseur des droits de l’homme, célèbre poète d’Alexandrie et membre honoraire du chapitre autrichien du PEN International. Il a grandement critiqué l’utilisation de la torture par la police égyptienne et la corruption dans les institutions publiques.

Hazek était sur le chemin de La Haye afin d’accepter le prix Oxfam Novib / PEN 2016 pour la liberté d’expression, prix décerné chaque année pour honorer les écrivains qui combattent avec courage pour la liberté d’expression face à l’adversité et au risque de leur propre vie. Quand il est arrivé à l’aéroport du Caire, il a été arrêté, interrogé, puis relâché après plusieurs heures d’interrogatoire, interdit de voyage.

Take Action

Témoignages

La révolution égyptienne en 2011 a marqué le point culminant du printemps arabe. L’Égypte aurait pu en profiter pour progresser dans le domaine des droits humains, mais il semble malheureusement que c’est tout l’inverse qui s’est produit. Quel bilan tirez-vous de la situation sur le terrain ?

On ne peut pas s’attendre à une amélioration de la situation des droits humains lorsqu’on est gouverné par un régime militaire.

C’est une bien sombre époque pour les droits humains en Égypte. Le gouvernement mène une politique de tolérance zéro vis-à-vis des critiques. Plus de 460 médias et organisations sont actuellement bloqués ; des dizaines de milliers de personnes se retrouvent derrière les barreaux à cause de leur militantisme politique ; l’appareil judiciaire est devenu extrêmement politisé et joue un rôle important ; et il n’y a jamais eu autant d’exécutions dans l’histoire de l’Égypte qu’à l’heure actuelle. Les hommes et femmes non conformes en ce qui concerne la religion et le genre sont également ciblés et arrêtés. Le gouvernement dépense sans compter pour l’armement, alors que le pays croule sous les dettes et se noie dans la crise économique.

La complicité des gouvernements occidentaux à cet égard est scandaleuse : non seulement ils accueillent le président égyptien à leurs réunions, tout en fermant les yeux sur les violations flagrantes commises dans son pays, mais ils continuent de fournir à l’État égyptien des armes et des technologies d’espionnage.

 

Qu’est-il arrivé aux militants égyptiens qui ont participé aux manifestations en 2011 ?

C’est une question difficile, car des milliers de militants se sont réunis sur différentes places. Tous avaient des tendances politiques diverses, et donc des destins différents.

Les mouvements islamistes sont les victimes des mesures pénales et des mesures les plus répressives du régime actuel ; des milliers de personnes se retrouvent en prison, privées de leurs droits fondamentaux à un traitement décent, des visites, des procès équitables, etc.

Plusieurs militants libéraux, de gauche et défenseurs des droits humains ont également été emprisonnés. Certains ont quitté le pays, tandis que d’autres n’ont pas le droit de voyager. D’autres encore ont complètement abandonné l’activisme, mais la majorité des militants tentent de lutter contre l’oppression actuelle avec le peu de moyens dont ils disposent.

 

Il y a quelques jours, le gouvernement égyptien a remanié son équipe. Six femmes ont été choisies pour occuper les fonctions de ministre. C’est la première fois dans l’histoire de l’Égypte que des femmes accèdent à ce poste. Au-delà de cette mesure, diriez-vous que le gouvernement essaye d’améliorer la situation des femmes dans le pays ?

Le fait d’augmenter le nombre de femmes ministres ou parlementaires est certes une étape positive, mais ce n’est pas le seul paramètre pour les droits des femmes et cette politique n’est pas non plus distincte des autres politiques gouvernementales. Le gouvernement n’envisage pas sérieusement d’améliorer les conditions des femmes avec ses politiques économiques et sociales actuelles, puisque les niveaux croissants de pauvreté et de chômage ont un impact disproportionné sur les femmes. Par ailleurs, à cause de l’emprisonnement de milliers d’hommes pour des affaires politiques, davantage de femmes doivent assumer le rôle de soutien de famille. Après tout, les droits des femmes ne peuvent être garantis sans la mise en place d’un mouvement féministe solide, ce qui est pour le moment impossible en raison du rétrécissement de l’espace public et du manque criant de liberté d’organisation.

 

EuroMed Droits travaille sur une campagne de lutte contre la détention arbitraire des militants et des défenseurs des droits humains. Quelles sont vos attentes quant aux résultats de cette campagne ?

Il est très difficile d’établir un lien de causalité direct entre des campagnes et des résultats spécifiques, mais tous les efforts déployés contre les violations des droits humains sont utiles, même si les résultats ne sont pas rapides ou tangibles. En raison de l’augmentation du nombre de détenus et des longues durées de détention arbitraire des militants, cette cause nécessite expressément des efforts concertés continus et chaque campagne conduira progressivement à un certain changement.

 

Vous sentez-vous en sécurité en Égypte ?

Avec la montée en puissance des gouvernements de droite dans le monde entier, je doute que quiconque se sente complètement en sécurité où que ce soit dans le monde.

Il est évidemment difficile de vivre sous la dictature militaire, mais nous sommes encore entourés par nos familles et nos amis, et même en ces heures très sombres, nous avons la chance d’être témoins d’actes exceptionnels de bravoure, de solidarité et de compassion.

Agir

Les activistes détenus et harcelés en Egypte ont besoin de votre aide et votre voix!

 

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A propos de la campagne

Cette campagne est une initiative conjointe d’EuroMed Rights et de l’Institut du Caire pour les études des droits de l’homme (CIHRS) et vise à recueillir le soutien du public pour

  • la relaxe de tous les activistes égyptiens injustement détenus en prison
  • mettre fin au harcèlement croissant des autorités égyptiennes sur les activistes et journalistes

Les activistes égyptiens luttent pour leurs droits humains, la démocratie et d’autres droits fondamentaux, mais sont depuis 2011 de plus en plus pris pour cibles à cause de leur rôle de défenseur et de promoteur des droits civiques, politiques et économiques. En réaction à leur importante proactivité à faire changer la situation politique actuelle, de nombreux activistes sont ciblés, menacés, poursuivis, voire condamnés à des sentences d’emprisonnement.

Selon le Président égyptien Sisi lui-même, « (…) il y a des innocents dans les prisons et bientôt, nombreux d’entre eux seront libérés… » (déclaré à la télévision le 22 février 2015).

Cette repression systématique des dissidents doit s’arrêter. Tous les activistes injustement emprisonnés doivent être libérés et ce harcèlement continu doit prendre fin!

Montrez votre soutien et solidarité!

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"Emprisonner des activistes pacifiques peut donner aux autorités une impression de contrôle, mais c'est une illusion - et ce n'est certainement pas la voie à suivre pour construire un système politique démocratique"

Ahdaf Soueif - Author, Egypt

Vidéo

Action de soutien aux défenseurs des droits humains

en Egypte devant le Parlement européen

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